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ARTICLES

Jeudi 4 janvier 4 04 /01 /Jan 15:08

Pas de différence entre l’Islam de la Mecque et celui de Médine

Nous nous gaussons bien des orientalistes — et en premier lieu de Goldziher — lorsqu’ils estiment que Muhammad a tiré ses connaissances du divin et ses principes législatifs d’un prêtre ou d’un devin.

Cette opinion revient — à notre avis — à accuser Ahmad Shawqî d’avoir volé ses idées à Bayram At-Tûnisî ou à Salâh Jâhîn [1] qui écrivaient en égyptien dialectal les paroles de ces chansons frivoles que certaines personnes apprécient.

Les princes de la poésie ne volent pas leurs idées à des poètes populaires. Et si Muhammad, qui a présenté au monde la foi et la loi les plus pures qui soient, dans un style des plus distingués et avec des preuves des plus convaincantes, avait apporté cette religion de sa part à lui et non de la part de Dieu, cela signifierait que les hommes sont plus aptes que le Seigneur des hommes à fabriquer des religions. Sinon, comment comprendre que le Coran soit œuvre humaine si les Ancien et Nouveau Testaments sont œuvre divine ? !

Par ailleurs, comment les orientalistes résolvent-ils les contradictions inhérentes à leur discours, eux dont l’attention n’est attirée que par le fait que le Seigneur des Musulmans est un Etre impitoyable, désirant avoir des adorateurs humiliés ? !

Est-ce là le défaut qu’ils ont relevé dans le dogme de l’Unité, et auquel échappe le dogme de la Trinité ? ! Est-ce là le défaut qu’ils ont relevé dans le principe stipulant que « l’homme n’obtient que le fruit de ses efforts » et qu’ils n’ont pas relevé dans le principe du : « Pèche, confesse-toi devant le curé et sois assuré que le sang du Christ te garantit le pardon » ? !

Ils inventent une paille dans l’œil d’autrui, la grossissent, et ne voient pas la poutre qui les aveugle !

Parmi ces prétentions, il y a aussi ce jugement selon lequel la prédication islamique ne prêche pas d’idées neuves (page 3).

Ou encore que : Les révélations que Muhammed avait divulguées sur le sol mekkois n’annonçaient pas encore une nouvelle religion. On cultivait en petit comité des dispositions religieuses, et l’on nourrissait, d’une façon encore très vague, une conception théocratique du monde [...]. (page 7)

Et enfin que : C’est seulement à Médine que l’Islâm prend le caractère d’une institution [...]. (page 7)

Ce discours est une ignorance et une confusion, car les gens de la Mecque, qui connaissaient très bien le Christianisme, dirent lorsqu’ils entendirent la prédication de l’Islam : « Nous n’avons pas entendu cela dans la dernière religion. » [2]

Autrement dit, ce qui leur a frappé les oreilles était inédit, inconnu des religions idolâtres et scripturaires falsifiées, ce qui est vrai.

Le monothéisme absolu, récusant toute filiation à Dieu, refusant toute égalité entre Dieu et une créature, était en effet une chose nouvelle et originale qui fit prononcer aux langues cet étonnement : « ‹Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante›. Et leurs notables partirent en disant : ‹Allez-vous en, et restez constants à vos dieux : c’est là vraiment une chose souhaitable.› » [3]

Est-ce donc à dire que la prédication islamique ne prêchait pas d’idées neuves ? ! Si le Coran, révélé à la Mecque, n’était pas une nouvelle religion, que serait-il alors ? !

La révélation mecquoise a réuni toutes les bonnes manières, toutes les recommandations, tous les hauts principes moraux répartis dans les Ancien et Nouveau Testaments. Elle a rajouté à tout cela de nouvelles bonnes manières, de nouvelles recommandations, de nouveaux principes moraux dont le monde a eu besoin pour parfaire sa nature originelle et préserver son existence, tout cela sans compter les dogmes qu’elle a rectifiés et les lois qu’elle a prescrites et qui étaient inconnues des anciennes religions.

Comment donc le Coran mecquois peut-il être considéré comme des dispositions religieuses et non comme une nouvelle religion ? !

La sourate 6, les Bestiaux, ou la sourate 17, le Voyage nocturne, à elles seules — alors qu’elles sont des sourates mecquoises — contiennent, en terme de vérités religieuses, ce qui surpasse et de loin tous les Evangiles réunis.

Si l’Islam, à la Mecque, n’est pas une religion, alors ni le Judaïsme ni le Christianisme ne sont des religions.

L’Islam de la Mecque est l’Islam de Médine.

Sourate 37, les Rangés : « Votre Dieu est en vérité Unique. » [4]

Sourate 2, la Vache : « Et votre Dieu est un Dieu Unique. » [5]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Sourate 10, Jonas :

« En vérité, dans l’alternance de la nuit et du jour, et aussi dans tout ce que Dieu a créé dans les cieux et la terre, il y a des signes, certes, pour des gens qui craignent Dieu. » [6]

Sourate 3, la Famille d’Amram :

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence. » [7]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Sourate 31, Luqmân : « Voici les versets du Livre plein de sagesse. C’est un guide et une miséricorde aux bienfaisants, qui accomplissent la prière, qui s’acquittent de l’aumône purificatrice et qui croient avec certitude en l’au-delà. » [8]

Sourate 2, la Vache : « C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute. C’est un guide pour les pieux qui croient à l’Invisible, qui accomplissent la prière et qui dépensent en charité de ce que Nous leur avons attribué. » [9]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Les significations et les objectifs sont les mêmes entre la Mecque et Médine, car tous viennent de la part de Dieu. Le Dieu qui a fait descendre le Coran ici et là est Un. Et l’homme qui l’a reçu dans les deux cités est le même.

Les fondements posés lors de la première période allaient servir de support pour les révélations de la seconde période. Les différents versets s’entérinaient les uns les autres, préparaient la voie les uns aux autres et se rejoignaient les uns les autres.

Aucun dogme, aucune valeur morale, aucun licite, aucun illicite, n’ont été posés à la Mecque pour ensuite être abrogés à Médine.

Même le Jihâd a commencé à la Mecque par une guerre des mots, par une lutte de principes, par des menaces constamment répétées par la révélation mecquoise, comme par exemple : « Mais non ! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet, le toupet d’un menteur, d’un pécheur. » [10]

Ou encore : « Et laisse-Moi avec ceux qui crient au mensonge et qui vivent dans l’aisance ; et accorde-leur un court répit. » [11]

Ou encore : « Ils se servent d’une ruse, et Moi aussi Je me sers de Ma Ruse. Accorde donc un délai aux infidèles : accorde-leur un court délai. » [12]

Cette guerre a ensuite évolué pour devenir une injustice des puissants idolâtres qui spoliaient les biens des Musulmans, les privaient de leur liberté et violaient leur sang et leur honneur. Avec l’Hégire, la guerre est entrée dans une nouvelle étape, après que les Musulmans ont pu constitué une armée capable de rendre à chaque gifle sa pareille.

Où est donc la différence entre l’Islam de la Mecque et celui de Médine comme le prétend cet esprit malade ? Écoutons-le donc dire :

« La période médinoise apporte un changement essentiel jusque dans l’idée que se fait Muhammed de son propre caractère. A la Mekke, il se sentait un prophète, continuant par sa mission la ligne des envoyés bibliques, destiné comme eux à avertir ses semblables et à les sauver de leur perdition. A Médine, les circonstances extérieures étant changées, ses desseins prennent aussi une autre direction. Dans ce milieu différent de celui de la Mekke, d’autres aspects de sa vocation prophétique passent au premier plan. » (page 8)

Un changement essentiel dans les desseins de la prophétie, dû à un changement de l’environnement ? ! Ma foi, c’est là l’inanité personnifiée.

L’Islam a fini d’être construit à Médine après que ses assises ont été posées et après que ses traits de caractère ont été identifiés à la Mecque, comme nous l’avons vu. Aucun dessein ni aucune direction n’ont été modifiés.

Examinons l’argument avancé par notre homme pour justifier ses propos.

Il dit au sujet du Messager, après que celui-ci a rejoint Médine :

« Il veut désormais être le restaurateur de la religion d’Abraham, corrompue et altérée. Sa prédication est entremêlée de traditions relatives à Abraham [...]. » (page 8)

Autrement dit, lors de la période médinoise, le Messager a commencé à parler de la religion d’Abraham et à revivifier ses traditions.

A la Mecque en revanche, il n’y avait rien de tout cela.

Cela est un mensonge, car le Coran mecquois contient les versets suivants :

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : ‹Établissez la religion, et n’en faites pas un sujet de division›. » [13]

Et aussi : « Il ne t’est dit que ce qui a été dit aux Messagers avant toi. » [14]

Et aussi, à propos du Coran lui-même : « Et ceci était déjà mentionné dans les Ecrits des anciens. » [15]

Quelle différence entre le Coran mecquois et le verset suivant : « Dites : ‹Nous croyons en Dieu et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux.› » [16]

Et ce verset est médinois.

Goldziher dit au sujet de la fonction du Messager à Médine :

« Il veut donc rétablir le dîn du Dieu unique selon Abraham, de même que, d’une façon générale, il est venu pour confirmer (musaddiq) ce que Dieu avait révélé antérieurement. »

Le Messager aurait-il fait autre chose à la Mecque ?

Muhammad récitait, à la Mecque, les versets suivants de la sourate 87, le Très Haut :

« Réussit, certes, celui qui se purifie, et se rappelle le nom de son Seigneur, puis accomplit la prière. Mais, vous préférez plutôt la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable. Ceci se trouve, certes, dans les Parchemins anciens, les Parchemins d’Abraham et de Moïse. » [17]

Un orientaliste vient ensuite à la fin des temps nous dire que Muhammad n’a prêché la religion d’Abraham qu’à Médine après avoir modifié ses positions adoptées à la Mecque ! !

Cet orientaliste prétend en outre avec la même stupidité que Muhammad a mentionné — par une suggestion des gens du Livre convertis à sa religion — que la Thora et l’Evangile sont falsifiés. Ainsi donc, c’est la suggestion des gens du Livre qui le flagornaient qui est la cause de l’accusation de ces Livres.

Quant à la divergence essentielle entre les fondements du dogme, la prolixité du Coran dans l’affirmation de l’Unicité absolue, la réhabilitation des Prophètes par rapport à ce qui leur a été attribué, contrairement à ce que rapportent l’Ancien et le Nouveau Testaments à leur sujet, tout cela n’implique nullement que les Livres antérieurs utilisés par leurs adeptes sont falsifiés !

Comme si Muhammad aurait accepté le contenu de ces Livres, si les Juifs et les Chrétiens convertis ne l’avaient pas exhorté à les dénoncer... !

Voilà une bien étrange inanité.

P.-S :

Traduit de l’arabe aux éditions Nahdat Misr, cinquième édition, 1988 par les frères du site islamophile.org

Notes :

[1] Ahmad Shawqî, couramment qualifié de Prince des Poètes est l’un des plus grands poètes arabes musulmans du siècle dernier. Bayram At-Tûnisî et Salâh Jâhîn écrivaient des paroles de chansons. NdT

[2] Sourate 38 intitulée Sâd, verset 7.

[3] Sourate 38 intitulée Sâd, versets 5 et 6.

[4] Sourate 37 intitulée les Rangés, As-Sâffât, verset 4.

[5] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 163.

[6] Sourate 10 intitulée Jonas, Yûnus, verset 6.

[7] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân, verset 190.

[8] Sourate 31 intitulée Luqmân, versets 2 à 4.

[9] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, versets 2 et 3.

[10] Sourate 96 intitulée l’Adhérence, Al-`Alaq, versets 15 et 16.

[11] Sourate 73 intitulée l’Enveloppé, Al-Muzzammil, verset 11.

[12] Sourate 86 intitulée l’Astre nocturne, At-Târiq, versets 15 à 17.

[13] Sourate 42 intitulée la Consultation, Ash-Shûrâ, verset 13.

[14] Sourate 41 intitulée Fussilat, verset 43.

[15] Sourate 26 intitulée les Poètes, Ash-Shu`arâ’, verset 196.

[16] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 136.

[17] Sourate 87 intitulée le Très Haut, Al-A`lâ, versets 14 à 19.

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
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Mercredi 27 décembre 3 27 /12 /Déc 16:56

Le sacrifice rituel : quelles directives le concernent ? quand et comment le distribuer ?

Question

Quand doit avoir lieu le sacrifice rituel ? Est-il permis au Musulman riche et aisé de ne pas sacrifier ? Comment doit-on répartir et distribuer la bête sacrifiée ?

Réponse du Docteur Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî

Louanges à Dieu et paix et bénédiction sur le Messager de Dieu.

Pour la majorité des Ecoles de jurisprudence, le sacrifice rituel est une tradition confirmée par le Coran (sunnah mu’akkadah). C’est une obligation chez l’Ecole hanafite, sachant que pour Abû Hanîfah, l’obligation est un degré inférieur au devoir, mais supérieur à la sunnah. Celui qui délaisserait cette obligation se rendrait coupable d’un péché, du moins s’il fait partie des gens riches et aisés.

On rapporte d’après Abû Hurayrah le hadith suivant, dont la chaîne de narration comporte une interruption : « N’approchera pas notre lieu de prière celui qui se trouve dans l’aisance et qui ne sacrifie pas. » (rapporté d’après Abû Hurayrah par Al-Hâkim qui le considère comme authentique ; la chaîne de narration du hadith comporte néanmoins une interruption ; un hadith similaire est toutefois rapporté dans At-Targhîb d’Al-Mundhirî).

Dans un autre hadith, le Prophète, questionné au sujet du sacrifice, répond : « C’est la tradition de votre père Abraham. » (rapporté par At-Tirmidhî et Al-Hâkim qui précise que la chaîne de narration est authentique ; Al-Mundhirî considère néanmoins ce hadith comme faible.) Pour cette raison, le sacrifice est soit une tradition confirmée soit une obligation. Les Ecoles autres que la hanafite considèrent comme répréhensible le fait d’être dans l’aisance et de ne pas sacrifier. Le sacrifice permet en effet de se faire plaisir à soi et à sa famille et de soutenir les pauvres et les voisins.

C’est pour cette raison que le Prophète avait l’habitude de répartir son sacrifice en trois parts égales : une pour lui et sa famille, une pour ses voisins et une pour les pauvres et les nécessiteux. Si l’on fait don de toute la bête, c’est encore mieux, bien qu’il faille en garder quelque peu pour soi pour en manger et pour en recevoir la bénédiction.

Dieu a prescrit le sacrifice afin que le jour de la Fête, le lendemain de la Fête et le surlendemain de la Fête soient un moment de réjouissance pour les gens. Le sacrifice commence le matin du dixième jour de Dhû Al-Hijjah [1], après la prière de la Fête. Je précise cela car j’ai entendu dire qu’il y a des personnes qui sacrifient leur bête la veille de la Fête, à cause de l’affluence des gens sur le lieu d’abattage. Une telle bête ne tient plus lieu de sacrifice rituel, car elle est comme l’a décrite le Prophète — paix et bénédiction sur lui — « une bête pour la consommation », c’est-à-dire qu’elle n’apporte pas la récompense de la bête du sacrifice rituel. La récompense du sacrifice est acquise si la bête est égorgée après la prière de la Fête la plus prompte à se terminer.

Le sacrifice est un acte d’adoration et de rapprochement à Dieu. Or, certains rapprochements et adorations doivent être accomplis à des moments bien déterminés. Le sacrifice en fait partie. Il doit être effectué après la prière de la Fête du Sacrifice. S’il existe dans la ville où l’on se trouve plus d’un endroit où l’on accomplit la prière de la Fête, alors le sacrifice doit avoir lieu au plus tôt après la première prière à se terminer. Il est possible de retarder le sacrifice au lendemain voire au surlendemain de la Fête. Ces jours sont appelés les jours du tashrîq. Certains savants sont donc d’avis qu’il est possible d’effectuer le sacrifice durant ces jours, de jour comme de nuit.

Et Dieu est le plus Savant.

P.-S :

Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net par les frres du site islamophile.org

Notes :

[1] Dhû Al-Hijjah est le douzième mois du calendrier musulman.

 

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
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Mercredi 27 décembre 3 27 /12 /Déc 16:53

Règles et significations du sacrifice rituel

Question

Quel est le meilleur moment pour offrir le sacrifice rituel ? Devons-nous offrir un sacrifice séparé pour chacun des membres de notre famille ou bien un seul sacrifice est-il suffisant pour la famille entière ? Est-il mieux d’offrir le sacrifice ou pouvons-nous donner l’argent comme charité à la place ?

Réponse de Sheikh Muzammil Siddiqî

Offrir le sacrifice pour la Fête du Sacrifice est considéré comme obligatoire par l’Imâm Abû Hanîfah et comme un acte fortement recommandé par d’autres juristes.

Toute personne possédant le quorum (nisâb) requis pour s’acquitter de la l’aumône légale (zakâh) devrait offrir un sacrifice. Le moment auquel l’immolation doit avoir lieu est après la prière de la Fête. Selon un hadîth, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : « Celui qui immole avant la prière de la Fête, n’aura fait qu’abattre un animal pour être consommé, mais celui qui immole après cette prière aura offert un sacrifice rituel. » [1]

Le sacrifice est un acte rituel. De la même façon qu’il y a une période définie pour chaque prière, il y a une période pour faire le sacrifice rituel durant la Fête. Cette période se prolonge jusqu’au coucher du soleil du 12 Dhû Al-Hijjah [2]. (Il existe une autre opinion soutenant que la période s’étend jusqu’au coucher du soleil du 13 du même mois.) Il n’est pas exigé du chef de famille d’offrir un sacrifice séparé pour chaque membre de sa famille. Un seul sacrifice pour l’ensemble de la famille suffit. Cependant, si d’autres membres de la famille possèdent le quorum requis, ils doivent alors offrir leur propre sacrifice. Le sacrifice d’une chèvre, d’un agneau ou d’un mouton vaut pour une seule personne tandis que sept personnes peuvent partager le sacrifice d’une vache ou d’un chameau.

Cette immolation vient perpétuer la Tradition du Prophète Abraham, du Prophète Ismaël et du Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur eux. Elle nous rappelle le grand acte de sacrifice que les Prophètes Abraham et Ismaël consentirent pour Dieu Tout-Puissant. Allâh a épargné la vie du prophète Ismaël mais nous dit : « Et nous le rachetâmes par une offrande de grande valeur. » [3] L’offrande de grande valeur fait référence ici au sacrifice de milliards d’individus qui ont entretenu cette tradition durant ces quatre mille dernières années. D’autres gens qui prétendent suivre le Prophète Abraham ont, quant à eux, oublié cette tradition, alors que nous autres Musulmans l’avons gardée vivace, sans interruption. Nous devons conserver cette tradition et ne pas l’oublier.

Il n’y a aucune substitution possible au sacrifice. Cependant si l’on veut offrir un sacrifice surérogatoire pour soi-même, des parents décédés ou d’autres proches, on a le choix de faire une immolation ou bien de donner le prix de l’animal en charité.

La viande issue de l’immolation doit être divisée en trois parts égales : un tiers pour soi et sa famille, un tiers pour les amis, et un tiers pour les pauvres et les indigents. S’il y a beaucoup de gens pauvres, il est alors bon de donner la totalité en charité à ces nécessiteux. Ici en Occident, il est possible que nous n’ayons pas besoin de cette viande, mais il y a d’autres endroits où les gens ne peuvent obtenir de viande. Il est peut-être meilleur pour nous ici de donner l’argent à des organisations humanitaires sûres afin d’offrir un sacrifice en notre nom, et de distribuer la viande aux personnes nécessiteuses et indigentes dans les pays pauvres ainsi que dans ceux où la population souffre de la guerre, de sanctions économiques ou d’une catastrophe naturelle.

P.-S.

Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.

Notes

[1] Hadith rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, n° 902.

[2] Dhû Al-Hijjah est le douzième et dernier mois du calendrier hégirien.

[3] Sourate 37, As-Sâffât, Les Rangées, verset 107.

Source : islamophile.org

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
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Mercredi 27 décembre 3 27 /12 /Déc 16:48

Le sacrifice rituel de l’Aïd Al-Adhâ

Question

Quelle est l’origine de la prescription du sacrifice rituel de l’Aïd Al-Adhâ ? Est-ce une obligation ou bien une sunnah ? Quelles caractéristiques doivent être remplies par la bête offerte en sacrifice ? Est-il vrai que l’on peut offrir un coq en sacrifice ?

Réponse de Sheikh `Atiyyah Saqr

Définitions linguistique et juridique

Le vocable ud-hiyah possède quatre variantes dans la langue arabe :

  1. ud-hiyah ou ud-hiyyah ;
  2. id-hiyah ou id-hiyyah, dont le pluriel est adâhî ou adâhiyy ;
  3. dahiyyah dont le pluriel est dahâyâ ;
  4. ad-hâh dont le pluriel est ad-hâ, à l’instar de artâh et artâ. C’est cette variante qui a donné son nom au jour (de la fête) du sacrifice. Ce terme désigne la bête offerte en sacrifice car le rituel est accompli au lever du soleil (en arabe, duhâ). An-Nawawî dit : « Le vocable ad-hâ est masculin dans le dialecte de Qays et féminin dans celui de Tamîm. » [1]

Dans le jargon juridique, le vocable ud-hiyah désigne les chameaux, bovins, ovins et caprins sacrifiés le Jour du Sacrifice (Yawm An-Nahr) et pendant les jours du Tashrîq dans le dessein de se rapprocher de Dieu — Exalté soit-Il —. Toute bête immolée n’appartenant pas à l’une de ces trois catégories n’est pas une ud-hiyah. Toute bête immolée en dehors des jours susmentionnés n’est pas une ud-hiyah non plus, pas plus que celle immolée pour un autre dessein que celui de se rapprocher de Dieu.

Rétrospective historique

Faire des offrandes aux dieux est une pratique ancienne. Dieu — Exalté soit-Il — dit au sujet des deux enfants d’Adam, Abel et Caïn : « Récite-leur encore l’histoire des fils d’Adam, en vérité, lorsque tous deux offrirent une oblation : accueillie de la part de l’un d’eux, elle ne le fut pas de l’autre. » [2] Il dit également au sujet des Juifs : « À ceux qui disent : “Dieu a requis de nous pacte de ne croire à aucun envoyé tant qu’il ne nous produirait pas une offrande que dévorât le feu (céleste)” » [3]

Les exégètes disent que : « La sœur jumelle de Caïn, prénommée Iqlîmyâ’, était belle tandis que la sœur jumelle d’Abel, qui se prénomait Liyûdhâ, ne l’était pas. Or, la loi d’Adam stipulait qu’une sœur née d’une grossesse devait épouser son frère né d’une autre grossesse. [4] Caïn envia alors Abel et voulut garder sa belle sœur jumelle pour lui. Les injonctions et remontrances de son père n’y firent rien. Ils décidèrent alors de faire une offrande ; Caïn offrit une botte de blé en épi tandis que Abel offrit un bélier. Dieu accepta l’offrande d’Abel. On rapporta que ce bélier fut élevé au paradis avant que Dieu ne l’envoie en substitution du sacrifice d’Ismaël — paix sur lui —. Récit rapporté par Sa`îd Ibn Jubayr et d’autres ; Seul Dieu en connaît l’authenticité. » [5]

La production d’offrandes fut une pratique courante chez les Juifs pour reconnaître la véracité des prophètes, puis abrogée par Jésus le fils de Marie, conformément au rapport d’Al-Qurtubî [6].

Les historiens disent que les oblations consistaient à offrir des animaux, puis cette pratique s’étendit au sacrifice d’êtres humains. Il se peut même que la vision d’Abraham qu’il sacrifiait son fils procède de cette pratique. Le Très-Haut dit : « Quand celui-ci eut l’âge d’aller avec son père, son père lui dit : “Mon fils, je me suis vu en songe en train de t’immoler. Qu’en penses-tu ?” Il dit : “Mon père, fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras endurant si Dieu veut.” » jusqu’à ce qu’Il dise : « Nous le rachetâmes par un prestigieux sacrifice. » [7]

De même, le sacrifice humain était connu chez les Arabes avant l’avènement de l’islam. On relate que `Abd Al-Muttalib fit vœu de sacrifier l’un de ses enfants, si Dieu lui en donnait dix. Le tirage au sort désigna son fils `Abd Allâh, le père du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, mais les Quraysh l’empêchèrent de le sacrifier de peur que cette pratique devienne une tradition. Cette affaire se dénoua par le sacrifice de cent chameaux à la place de l’enfant. Al-Hâkim rapporta selon Mu`âwiyah qu’un bédouin s’adressa au Messager — paix et bénédictions sur lui — lui disant : « Ô fils des deux sacrifiés ». Le Prophète sourit et ne s’en offusqua point. Les deux sacrifiés dont il est question sont Ismaël le fils d’Abraham et `Abd Allâh le fils de `Abd Al-Muttalib.

Dans l’Égypte ancienne, certains notables sacrifiaient leurs épouses et leurs esclaves et l’on brisait les lances et les flèches près de leurs tombes, afin qu’ils aillent dans l’au-delà complètement purifiés sans armes ni courtisans. On enterrait avec eux des miniatures de leurs maisons, de leurs commerces, de leurs serviteurs et de leurs troupeaux. Puis les sacrifices humains disparurent cédant la place au sacrifice des animaux et de poupées faites en croûte de porc ; la pratique légendaire consistant à offrir une jeune vierge en sacrifice au Nil lors des crues est une sorte de sacrifice humain envers les divinités. Ce genre de pratique n’était pas confiné à l’Égypte, on le retrouve dans tous les bassins fluviaux : à Sumer, en Irak, en Chine et en Inde. Puis, au sixième siècle avant Jésus-Christ, Bouddha apparut en Inde et Confucius en Chine, en conséquence de quoi les sacrifices furent limités aux animaux. Les sacrifices humains ne disparurent pas totalement pour autant. À Rome, il y eut une procession humaine sanglante au cours de laquelle Rome sacrifia aux divinités le fleuron de sa jeunesse lorsque Hannibal envahit le Sud de l’Italie et ce, deux siècles et demi avant Jésus-Christ.

De même, les Juifs offraient des sacrifices au Dieu « Yahvé » pour remercier et demander pardon lors d’un festival imposant tenu au Temple sous l’égide des prêtres ; le jour du Shabbat — le jour de repos — se tenait un festival spectaculaire à cette fin. Jusqu’au temps de la scission, le Judaïsme était une religion de peur et de terreur où les sacrifices humains avaient cours. Ainsi le Roi Âkhadh [8] sacrifia-t-il son fils à Dieu, puis les prêtres modifièrent le protocole du sacrifice autorisant l’être humain à sacrifier une partie de son corps, par le biais de la circoncision car cela suffisait à satisfaire la Divinité. Enfin, par la bénédiction des prêtres, les sacrifices évoluèrent vers l’offrande d’animaux et de végétaux. La Bible recèle de nombreux récits de sacrifices, comme celui d’Abel et Caïn, ou encore celui où le Roi Jephté offrit sa fille en sacrifice d’holocauste [9]. La crucifixion du Christ est pour les Chrétiens le sacrifice par excellence et est désignée symboliquement par l’offrande d’un agneau. Les Catholiques et les Orthodoxes utilisent l’ostie, les cierges et les statues en guise d’offrande.

Dans l’Arabie anté-islamique, les bestiaux étaient sacrifiés à la Ka`bah et immolés au nom des dieux ; les murs de la Ka`bah étaient parfois badigeonnés du sang des sacrifices. On accrochait des guirlandes au cou des bêtes destinées au sacrifice afin de les distinguer : « Ô les croyants ! Ne profanez ni les rites de Dieu, ni le mois sacré, ni les animaux de sacrifice, ni les guirlandes » [10] Selon une opinion, le terme sha`â’ir, qui est le pluriel de sha`îrah, désigne les chamelles offertes en sacrifice à la Ka`bah, tandis que le ish`âr désigne la pratique consistant à raser la bosse de l’animal jusqu’à ce qu’il saigne afin que l’on sache qu’il est destiné au sacrifice. Notons au passage que les païens accomplissaient les grand et petit pèlerinages et sacrifiaient des bêtes. Lorsque les musulmans voulurent s’emparer de ces bêtes au cours d’une campagne militaire, Dieu révéla le verset : « Ô les croyants ! Ne profanez ni les rites de Dieu [...] ». Dans ce verset, les guirlandes (al-qalâ’id) désignent les choses que l’on accrochait à la bosse et au cou des chameaux pour indiquer qu’ils sont offerts à Dieu — Exalté soit-Il —. Il s’agit d’une tradition abrahamique qui perdura pendant l’ère de la jâhiliyyah [11] et que l’islam avalisa [12].

Le sacrifice rituel dans l’islam

Après cette introduction historique, nous affirmons que l’islam avalisa le principe de se rapprocher de Dieu par le sacrifice des animaux et le régula d’une manière très précise. La sagesse sous-jacente à ce rite possède deux dimensions. La première est historique et consiste à commémorer le sacrifice d’Abraham de son fils Ismaël — paix sur eux —. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — le souligna dans un hadith rapporté par Ahmad, Ibn Mâjah et At-Tirmidhî, selon Zayd Ibn Arqam : « On interrogea le Prophète disant : “Ô Messager d’Allâh, que sont ces offrandes ?” Il répondit : “C’est la tradition de votre père Abraham.” On demanda : “Quelle est notre rétribution ?” Il répondit : “Pour chaque poil, vous recevez une bonne action.” On demanda : “Et (les animaux à) laine ?” Il dit : “Pour chaque fibre de laine, vous recevez une bonne action.” » La seconde dimension est sociale et consiste à offrir de la nourriture et à contribuer au bien-être des pauvres à l’occasion de la fête ; à l’origine, il s’agissait de faire profiter les habitants de la Mecque et les visiteurs venus pour accomplir les rites du pèlerinage. Le Très-Haut dit : « À chaque communauté Nous avons assigné un lieu rituel afin qu’ils invoquent le nom de Dieu sur la bête de troupeau qu’il leur a attribuée » [13] Il dit également : « Lance parmi les hommes l’appel au pèlerinage : ils viendront à toi à pied ou sur quelque bête amaigrie, affluant de tout profond défilé § pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu, en des jours bien déterminés, sur Notre attribution, sous la forme d’une bête de troupeau : Mangez-en et nourrissez-en le malheureux indigent » [14]

Quant à ceux qui ne participent pas à la saison du pèlerinage, le sacrifice consiste pour eux — outre le fait de commémorer la tradition d’Abraham — à contribuer au bien-être des pauvres et à répandre la gaieté et la joie, sans oublier la rétribution divine escomptée pour cet acte.

Preuves de l’institution du sacrifice en islam

Le sacrifice est un rituel institué par l’islam, comme le démontrent les textes tirés du Coran, de la Sunnah et l’unanimité des savants à ce sujet. En ce qui concerne le Coran, le Très-Haut dit : « Nous t’avons certes, accordé l’Abondance. § Accomplis donc la prière pour ton Seigneur et sacrifie. § C’est certes celui qui te hait qui est sans postérité » [15] et ce, conformément à l’avis qui affirme que cette sourate est médinoise car les prières des deux Aïds ont été instituées après l’hégire. Cette opinion est celle d’Al-Hasan, `Ikrimah, Mujâhid et Qatâdah. Ainsi Dieu ordonna à Son Messager de procéder au sacrifice après la prière, alors qu’avant cette injonction il sacrifiait d’abord puis priait, d’après le rapport de Anas [16]. On dit aussi que cette sourate fut révélée à Al-Hudaybiyah, lorsqu’on empêcha le Prophète — paix et bénédictions sur lui — de se rendre en pèlerinage à la Mecque. Alors, Dieu lui ordonna d’accomplir la prière et de sacrifier les chameaux qu’il avait emmenés en guise d’offrande, puis de s’en aller. Telle est l’opinion de Sa`îd Ibn Jubayr.

Enfin, si l’on adopte l’avis selon lequel cette sourate serait mecquoise, alors elle ne peut pas servir de preuve pour l’institution du sacrifice rituel, car le pèlerinage et le sacrifice rituel ne furent institués qu’après l’immigration depuis la Mecque (l’hégire). Et puis, quel rapport y a-t-il entre le fait que Dieu ait accordé Al-Kawthar (l’Abondance) — ce terme désigne l’apostolat, ou un fleuve magnifique dans le Paradis, ou encore le Bien en abondance — à son Messager et la prière et le sacrifice subséquent ? On dit que cette sourate fut révélée après que les polythéistes mecquois aient raillé le Prophète suite au décès de son fils et l’aient traité de abtar c’est-à-dire l’homme privé de descendance et de postérité. Dieu l’en consola disant qu’Il lui avait accordé un bien meilleur qu’une descendance, à savoir Al-Kawthar ; « ne sois donc pas affligé de leurs propos et voue ton culte et tes offrandes à Dieu exclusivement, et ne fais pas comme les polythéistes qui vouent leur culte et leurs offrandes aux divinités et aux idoles ». Autrement dit : « Tiens-toi ô Muhammad à ton Message et à ton obéissance exclusive à Dieu. Quiconque te traite de sans postérité c’est celui-là même qui est coupé et privé de la Miséricorde de Dieu. » Cette opinion est la plus juste à mon avis. Muhammad Ibn Ka`b Al-Quradhî interpréta cette sourate disant : « Il est des gens qui offrent des prières pour d’autres divinités que Dieu et sacrifient à d’autres divinités que Dieu. Quant à toi, Nous t’avons accordé l’Abondance ; que ta prière et tes sacrifices ne soient voués qu’à Dieu exclusivement. » Ibn Al-`Arabî dit : « Je suis d’avis que ce passage signifie : “Adore ton Seigneur et sacrifie pour lui car ton œuvre ne doit être vouée qu’à Celui Qui t’a accordé l’Abondance.” Il est plus censé de penser que c’est l’ensemble de l’œuvre qui vaut ce Bien Abondant que Dieu t’a accordé, ou encore ce fleuve dont la boue est faite de musc et dont les cruches sont aussi nombreuses que les étoiles du ciel. Mais penser que cela soit la rétribution de la prière de l’aïd et du sacrifice d’un bouc, d’une vache ou d’une chamelle, voilà une rétribution invraisemblable eu égard à la mesure existant entre l’œuvre et sa rétribution. [17]

On en retient que le recours à cette sourate comme preuve de l’institution du sacrifice rituel n’est pas solide.

Les preuves tirées de la Sunnah proviennent du hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après Anas : « Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — sacrifia deux boucs quasiment blancs (amlahayn) et cornus. Il les sacrifia de sa propre main et prononça le Nom de Dieu et dit “Allâhu Akbar”, et mit son pied sur leur flanc. » [18] L’épithète amlah désigne la chose qui est plus blanche que noire. On dit aussi que cela désigne la chose qui est d’un blanc très pur. [...] Des preuves supplémentaires sont tirées des hadiths relatant les mérites du sacrifice et la meilleure heure pour l’accomplir.

De plus, les savants sont unanimes sur l’institution de ce rituel.

Le statut juridique du sacrifice

Ayant apporté la preuve que le sacrifice rituel est une institution islamique, et que ce n’est nullement une pratique interdite, on peut s’interroger sur le statut juridique de ce rituel : est-il obligatoire ou recommandé ? Rappelons en effet que les obligations appellent une rétribution pour celui qui les accomplit et un châtiment pour celui qui s’en abstient, tandis que les choses recommandées appellent une rétribution pour celui qui les accomplit mais n’engagent pas de châtiment pour celui qui s’en abstient.

La majorité des savants est d’avis qu’il s’agit d’une sunnah non obligatoire. Dans son commentaire de Sahîh Muslim [19], An-Nawawî dit : « Les savants divergèrent sur le caractère obligatoire du sacrifice pour le riche. La majorité dit qu’il s’agit d’une sunnah pour lui ; s’il s’en abstient sans raison, il ne commet point de péché et il n’est pas tenu de le rattraper. Telle était l’opinion d’Abû Bakr As-Siddîq, de `Umar Ibn Al-Khattâb, de Bilâl, de Abû Mas`ûd Al-Badrî, de Sa`îd Ibn Al-Musayyib, de `Alqamah, d’Al-Aswad, de `Atâ’, de Mâlik, de Ahmad, de Abû Yûsuf, de Ishâq, de Abû Thawr, d’Al-Muzanî, d’Ibn Al-Mundhir, de Dâwûd et d’autres. Tandis que Rabî`ah, Al-Awzâ`î, Abû Hanîfah et Al-Layth dirent que c’est une obligation pour le riche, opinion partagée par certains malékites. An-Nakha`î dit : “(Le sacrifice) est obligatoire pour le riche sauf celui qui est en pèlerinage à Minâ.” Muhammad Ibn Al-Hasan dit : “C’est obligatoire pour les sédentaires (ceux qui ne sont pas en voyage).” L’opinion notoirement connue d’Abû Hanîfah stipule que le sacrifice est obligatoire (wâjib) pour le sédentaire qui possède la quotité (an-nisâb). Et Dieu est le plus savant. »

Ceux qui le tiennent pour une obligation s’appuient sur le verset : « Accomplis donc la prière pour ton Seigneur et sacrifie. » [20] affirmant que l’impératif signifie l’obligation. On répondit à ceux-là que le verset ne concerne pas le sacrifice rituel (al-ud-hiyah), comme nous l’avons précisé précédemment, et qu’il englobe tout culte qui ne doit être voué qu’à Dieu exclusivement.

Parmi les preuves avancées par ceux qui le tiennent pour une sunnah, il y a le hadith rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd et At-Tirmidhî, d’après Jâbir : « J’accomplis la prière de la fête d’Al-Adhâ avec le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —. Quand il en eut fini, il amena un bouc, le sacrifia et dit : “Bismillâh (Au Nom de Dieu) Allâhu Akbar. Ô Allâh, ceci est de ma part et de la part des membres de ma communauté qui n’ont pas sacrifié.” » ; et le hadîth narré par Ahmad et Al-Bazzâr selon une bonne chaîne de garants, d’après Abû Râfi` : « Lors de la fête d’Al-Adhâ, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — achetait deux gros boucs cornus et majoritairement blancs. Après qu’il eut prié et prêché, il amenait l’un des deux boucs sur son lieu de prière et l’immolait lui-même avec un couteau, disant : “Ô Allâh, ceci est de la part de ma communauté toute entière, de la part de toute personne (de ma communauté) ayant témoigné de Ton Unicité et témoigné que j’ai transmis (le Message).” Puis, on lui apportait le second bouc qu’il immolait lui-même disant : “Ceci est de la part de Muhammad et de la famille de Muhammad.” Ensuite, il distribuait leur viande aux pauvres et en mangeait lui et sa famille. De nombreuses années passèrent sans que nous ayions vu un homme des Banû Hâshim offrir de sacrifice, car Allâh, par le geste de Son Messager, les avait exemptés — paix et bénédictions sur lui — et dispensés de cette dépense. » Une autre preuve du fait qu’il s’agit d’une sunnah et non d’une obligation réside dans le hadith rapporté par Ahmad, d’après Ibn `Abbâs, et attribué au Prophète : « Je fus ordonné d’accomplir les deux rak`ahs de la prière d’ad-duhâ mais pas vous, et je fus ordonné d’offrir le sacrifice mais pas vous. » Ce hadith fut également rapporté par Al-Bazzâr, Ibn `Adiyy et Al-Hâkim d’après Ibn `Abbâs avec cet énoncé : « Trois choses sont obligatoires pour moi et facultatives pour vous : le sacrifice, (la prière) d’al-watr et les deux rak`ahs d’ad-duhâ. » Cependant, ce hadith est jugé faible.

La majorité répondit au hadith avancé par les tenants de l’obligation, à savoir le hadîth rapporté par Ahmad et Ibn Mâjah, selon Abû Hurayrah, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Quiconque est aisé et n’offre pas de sacrifice, qu’il n’approche pas notre lieu de prière. », que ce hadith n’exprime pas explicitement l’obligation — comme cela est précisé dans le Fath —, au même titre que les hadiths que nous citerons plus bas et qui indiquent le temps imparti pour le sacrifice et que toute personne ayant sacrifié avant cet intervalle de temps n’a plus qu’à recommencer.

Qui offre le sacrifice ?

Le sacrifice rituel est une sunnah confirmée soumise à la suffisance familiale lorsque plusieurs personnes habitent le même foyer c’est-à-dire que, si l’un d’entre eux offre le sacrifice, cela exempte les autres. Lorsqu’une personne habite seule, le sacrifice devient une sunnah d’ordre individuel (sunnat `ayn). Il faut néanmoins que l’offrande soit excédentaire par rapport aux besoins de l’individu pendant le jour et la nuit en cours, et à ses besoins vestimentaires pour la saison en cours, à l’instar de l’aumône volontaire. Il faut également qu’elle soit excédentaire par rapport à ses besoins pendant le jour de l’aïd et les trois jours du Tashrîq car ces jours correspondent au temps imparti pour le sacrifice, tout comme le jour et la nuit de l’aïd correspondent au temps imparti pour l’aumône de la rupture du jeûne. Cependant, le sacrifice rituel est meilleur que l’aumône volontaire eu égard à la divergence qui existe sur son statut d’obligation. Ash-Shâfi`î dit : « Je n’autorise pas celui qui en a les moyens d’y déroger. » Ainsi est-il détestable pour le riche d’y déroger, comme nous le détaillerons plus avant.

Par ailleurs, le sacrifice peut devenir obligatoire lorsqu’il correspond à un vœu (nadhr) en vertu du hadith selon lequel : « Quiconque fait vœu d’obéir à Dieu qu’il Lui obéisse. » [21] et en vertu de la Parole du Très-Haut : « qu’ils s’acquittent de leurs vœux » [22]. Même si celui qui prend l’engagement vient à mourir, il est possible de le remplacer dans l’exécution du vœu qu’il a formulé avant son décès. Selon Mâlik, si l’on achète une bête avec l’intention de l’offrir en sacrifice, cela devient une obligation.

Le mérite du sacrifice

De nombreux hadiths consacrent le mérite du sacrifice. Par exemple, At-Tirmidhî rapporta selon `Â’ishah que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Il n’y a pas une œuvre plus agréable auprès de Dieu que l’homme puisse accomplir le jour du sacrifice que de faire couler le sang. La bête sacrifiée est amenée le jour de la résurrection avec ses cornes, ses poils et ses sabots ; son sang atteint une place élevée auprès de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Réjouissez-vous en ! » On peut également rappeler le hadith précité rapporté par Zayd Ibn Arqam concernant la sagesse liée au sacrifice. On peut aussi citer le hadith rapporté par Ahmad et Ibn Mâjah selon lequel « Quiconque est aisé et n’offre pas de sacrifice, qu’il n’approche pas notre lieu de prière. » Le Hâfidh dit dans Bulûgh Al-Marâm : « Les autres Imâms penchent pour le waqf du hadith » , c’est-à-dire qu’il n’est pas attribué au Prophète — paix et bénédictions sur lui — . Il dit dans le Fath : « Ses narrateurs sont fiables mais on divergea sur son attribution ou non (au Prophète). Son waqf (attribution au narrateur) est vraisemblablement l’opinion correcte. »

Il y a également le hadith attribué au Prophète, rapporté par Ad-Dâraqutnî selon Ibn `Abbâs : « L’argent n’est dépensé dans rien qui soit meilleur qu’une bête de sacrifice en un jour d’aïd. » Quant au hadith rapporté par Al-Hâkim, selon lequel le Prophète — paix et bénédictions sur lui — aurait dit à Fâtimah — que Dieu l’agrée — : « Lève-toi pour assister à ton sacrifice car avec la première goutte de son sang tes péchés antérieurs seront pardonnés », ce hadith est rejeté (munkar), tout comme le hadith rapporté par At-Tabarânî : « Quiconque sacrifie de bon gré espérant la rétribution divine par son offrande, celle-ci sera pour lui une protection contre le Feu » car sa chaîne de narrateurs comporte un menteur.

Quand sacrifier ?

Le temps légal du sacrifice fait l’objet de plusieurs textes dont celui rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après Jundub : « Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — accomplit la prière le jour du sacrifice puis immola et dit : “Quiconque immole avant de prier, qu’il immole une autre bête en remplacement. Que celui qui n’a pas immolé immole au nom d’Allâh.” » et le hadith qu’ils rapportèrent, d’après Al-Barâ’ Ibn `Âzib dont l’oncle Abû Baradah avait sacrifié avant la prière, geste que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — commenta disant : « Quiconque immole avant la prière, il aura immolé pour lui-même et quiconque immole après la prière aura accompli le rituel et respecté la tradition des musulmans. » Dans une autre narration rapportée par Muslim selon Al-Barâ’ Ibn `Âzib : « En ce jour-ci, nous commençons par prier, puis nous nous en retournons et sacrifions. Quiconque procède de cette manière aura respecté notre tradition. Quiconque immole en premier aura offert de la viande à sa famille sans aucun rapport avec le rituel. »

Dans son commentaire de Sahîh Muslim [23], An-Nawawî dit : « En ce qui concerne l’heure du sacrifice, il convient que l’on sacrifie après la prière avec l’imam, auquel cas le rite est dûment accompli, à l’unanimité. Ibn Al-Mundhir dit : “Les savants sont unanimes que le sacrifice n’est pas permis avant l’aube du jour du sacrifice.” À partir de cette heure, une divergence les sépare. Ash-Shâfi`î, Dâwûd, Ibn Al-Mundhir et d’autres disent : “Son heure arrive après le lever du soleil avec une marge suffisante pour accomplir la prière de l’aïd et deux sermons. Si (l’individu) sacrifie après avoir attendu ce laps de temps, le rite est dûment accompli, que l’imam ait prié ou non, que l’individu ait accompli la prière d’Ad-Duhâ ou pas, fût-il un résident des villes, des campagnes, des déserts ou un voyageur, et indépendamment du fait que l’imam ait sacrifié ou non.” `Atâ’ et Abû Hanîfah estiment pour leur part que : “Pour les habitants de la campagne et des déserts, l’heure du sacrifice correspond à la seconde aube — dite véridique —, tandis que les habitants des villes doivent attendre que l’imam ait prié et prêché. Si l’individu sacrifie avant cela, il n’en est pas quitte.” Mâlik dit : “Le sacrifice n’est pas permis avant que l’imam ait prié, prêché et sacrifié.” Ahmad dit : “Il n’est point permis de sacrifier avant la prière de l’imam ; cela est permis après la prière de l’imam et (le cas échéant) avant que ce dernier ait lui-même sacrifié” et ce, sans distinction entre les habitants des villes et des campagnes. Un avis similaire fut rapporté de la part d’Al-Hasan, d’Al-Awzâ`î et de Ishâq Ibn Râhweih. Ath-Thawrî dit : “Cela n’est pas permis après la prière de l’imam, avant ou pendant le prêche.” Rabî`ah dit concernant l’individu qui n’a pas d’imam : “S’il sacrifie avant le lever du soleil, il n’en est pas quitte ; après le lever, il en est quitte.” » De ce qui précède, on retient que ceux qui immolent le jour de `Arafah ou la veille de l’aïd au soir n’accomplissent pas le sacrifice rituel de l’aïd.

La fin du temps imparti pour le sacrifice est large. Ash-Shâfi`î dit : « Il est permis de sacrifier le jour du sacrifice et pendant les trois jours du Tashrîq qui le suivent. » Cet avis est celui de `Alî Ibn Abî Tâlib, Jubayr Ibn Mut`im, Ibn `Abbâs, `Atâ’, Al-Hasan Al-Basrî, `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz, Sulaymân Ibn Mûsâ Al-Asadî le savant de la Syrie, Makhûl, Dâwûd At-Tâhirî et d’autres. Abû Hanîfah et Ahmad dirent : « Le sacrifice se limite au jour du sacrifice et aux deux jours suivants. » On rapporta cette opinion de la part de `Umar Ibn Al-Khattâb, `Alî, Ibn `Umar et Anas — que Dieu les agrée —. Sa`îd Ibn Jubayr dit : « Le sacrifice est permis pour les habitants de la ville le jour du sacrifice spécifiquement et pour les habitants des campagnes le jour du sacrifice et les jours du Tashrîq. » Muhammad Ibn Sîrîn dit : « Cela n’est permis pour personne sauf le jour du sacrifice. » Par ailleurs, Al-Qâdî rapporta de la part de certains savants que le sacrifice est permis pendant tout le mois de Dhû Al-Hijjah. Cependant, les savants divergèrent sur le moment idéal pour le sacrifice pendant cet intervalle de temps. Ash-Shâfi`î dit : « Le sacrifice est permis pendant la nuit, tout en étant détestable. » Cette opinion fut partagée par Abû Hanîfah, Ahmad, Ishâq, Abû Thawr et la majorité des juristes. L’avis notoire de Mâlik et de ses compagnons et une variante selon Ahmad stipule que : « L’immolation nocturne n’acquitte pas son auteur du sacrifice rituel ; la viande de la bête immolée n’est qu’une viande comme les autres. »

De ce qui précède, on retient que le début de la période impartie pour le sacrifice est déterminé par des hadiths bien établis, avec une part de divergence sur l’interprétation de certains d’entre eux. En revanche, la détermination de la fin de cette période est purement basée sur l’ijtihâd, bien qu’il soit censé que cette période couvre le jour de l’aïd et se poursuit pendant les trois jours du Tashrîq car ce sont les jours où les gens mangent, boivent et fêtent l’aïd, à l’instar de ceux qui passent la nuit à Minâ et immolent les bêtes de sacrifice. Quant au hadith attribué au Prophète, selon Jubayr Ibn Mut`im stipulant que : « Tous les jours du Tashrîq sont (des jours de) sacrifice », ce hadith rapporté par Ahmad et Ad-Dâraqutnî est faible, voire controuvé d’après certains. De même, les opinions concernant le sacrifice de jour ou de nuit ne s’appuient sur aucune preuve fiable ; le récit rapporté par At-Tabarânî interdisant le sacrifice pendant la nuit présente un narrateur délaissé dans sa chaîne de garants, ou bien il est mursal [24].

Enfin, nous avons mentionné précédemment la divergence qui existe quant au statut juridique du sacrifice entre obligation et recommandation, et ce, pour les gens qui ont la capacité financière de s’en acquitter. On rapporta dans l’encyclopédie intitulée Le fiqh selon les quatre écoles (Al-Fiqh `Alâ Al-Madhâhib Al-Arba`ah) que :

— Les Hanafites estiment que la personne capable financièrement est celle qui possède 200 dirhams ou possède un bien d’une valeur équivalente à cette somme sous réserve qu’elle ait de quoi subvenir à ses besoins en logement, en vêtement et en entretien. L’individu est tenu d’offrir un sacrifice s’il possède un bien immobilier qui lui rapporte un revenu suffisant pour ses besoins pendant un an et à condition qu’il ait en sa possession la quotité susmentionnée. On dit aussi qu’il est tenu de sacrifier si le bien lui rapporte la somme nécessaire pour subvenir à ses besoins pendant un mois. Si le bien en question est un bien de mainmorte, il doit offrir un sacrifice si le bien lui rapporte la valeur de la quotité au moment du sacrifice.

— Pour les Hanbalites, la personne capable est celle qui peut payer le prix de la bête à sacrifier, quitte à emprunter l’argent si elle est sure de pouvoir rembourser.

— Pour les Malékites, la personne capable est celle qui n’a pas besoin du prix de la bête pour un besoin important pendant l’année en cours. En présence d’un tel besoin, il n’est pas sunnah d’offrir un sacrifice, et s’il peut emprunter qu’il le fasse ; mais certains s’opposèrent à l’emprunt.

— Pour les Shaféites, la personne capable est celle qui possède le prix de la bête en plus de l’argent nécessaire pour subvenir à ses besoins et aux besoins des personnes à sa charge pendant le jour de l’aïd et les jours du Tashrîq. Rentrent dans l’évaluation des besoins les choses coutumières comme les gâteaux, les tartes etc. [25]

Quoi sacrifier ?

Les animaux elligibles au sacrifice sont les chamélidés, les bovins, les ovins et les caprins. Dans son commentaire de Sahîh Muslim [26], An-Nawawî dit : Les savants sont unanimement d’accord sur le fait que le sacrifice ne peut être accompli que moyennant un chameau, un bovin, un ovin ou un caprin, exception faite de l’avis rapporté par Ibn Al-Mundhir selon Al-Hasan Sâlih, selon qui il serait valide de sacrifier une vache sauvage de la part de sept personnes, ou une gazelle de la part d’une personne. Dâwûd adopta un avis similaire concernant les vaches sauvages. En dehors de cela, aucun autre animal ne peut servir de sacrifice. On ne peut pas non plus acheter de la viande et la donner en guise de sacrifice, ni utiliser à cette fin des animaux congelés ou de la viande en conserve, leur immolation étant intervenue avant l’échéance du sacrifice et parce que ces animaux n’appartiennent pas au moment de l’immolation à l’acheteur qui les offrirait en sacrifice. Fait également exception l’avis rapporté de la part de Bilâl qui dit : "Peu m’importe de ne sacrifier qu’un coq, et si je le donnais à un orphelin démuni, cela me serait plus agréable." Ces avis reflètent l’avis de certains qui préféraient que l’on fasse don du prix de la bête sacrifiée plutôt que de l’immoler. Telle fut l’opinion d’Ash-Sha`bî, de Mâlik et de Abû Thawr. [27] L’opinion la plus juste est celle qui considère que l’accomplissement du sacrifice est plus méritoire que le versement de sa valeur en aumône, car il s’agit d’une sunnah confirmée dont le mérite est mentionné dans les textes.

De même, les récits rapportant que certains Compagnons ou pieux prédécesseurs (salaf) achetaient de la viande et l’offraient en sacrifice ne signifie pas que la viande suffit à récolter la rétribution liée au sacrifice ni qu’elle puisse le remplacer au titre de l’obligation. Cette pratique visait simplement à faire savoir que le sacrifice n’est pas une obligation ferme, mais qu’il s’agit plutôt d’une sunnah facultative. `Ikrimah dit : « Le jour d’Al-Adhâ, Ibn `Abbâs m’envoyait avec deux dirhams quérir de la viande et me donnait pour consigne : "Quiconque te croise dis lui : "Voici le sacrifice d’Ibn `Abbâs." " » D’après Tafsîr Al-Qurtubî [28], les récits rapportés à cet effet selon Ibn `Abbâs, Abû Bakr et `Umar indiquent la pratique intermittente du sacrifice, pour éviter que le commun des gens le prennent pour une obligation prescrite. Ces Compagnons étaient des guides à suivre par tout musulman soucieux de respecter sa religion parmi les générations suivantes, car ils constituent le maillon reliant le Prophète — paix et bénédictions sur lui — à sa oummah. Par conséquent, il leur était permis de leur temps de prendre des initiatives en matière d’ijtihâd, comme il ne serait point permis à quiconque aujourd’hui.

Ceci dit, quels sont les critères d’âge, de forme et de quantité que l’on doit veiller à respecter lors du sacrifice des chameaux, des bovins, des ovins ou des caprins ? Plusieurs hadiths furent relatés concernant l’âge et les caractéristiques affectant l’acceptabilité de la bête de sacrifice, comme le hadith rapporté par Muslim et d’autres stipulant : « Ne sacrifiez qu’une bête âgée de deux ans et plus (musinnah), sauf si vous n’avez pas les moyens, auquel cas sacrifiez un mouton âgé d’un an (jadh`) » ou le hadith de Muslim stipulant que la chèvre âgée d’un an n’est pas un sacrifice valable. Il y a aussi le hadîth rapporté par Ahmad et par les auteurs des Sunan interdisant le sacrifice des bêtes ayant perdu une moitié de corne ou d’oreille, ou celles manifestement borgnes ou clairement malades, ou les bêtes boiteuses ou chétives, ou celles ayant l’oreille coupée en grande partie par devant, sur le côté, ou fendue dans le sens de la longueur ou percée, ainsi que le hadith rapporté par Ahmad et Abû Dâwûd interdisant le sacrifice de la bête amputée totalement de l’oreille (musfarrah), ou de la corne (musta’salah), ou la bête aveugle (bakhqâ’) ou poussive (mushayya`ah).

Concernant le sens de ces termes, on dit qu’une bête est dite musinnah s’agissant des chameaux, des bovins, des ovins et des caprins, lorsqu’elle a deux ans passés ou plus. Un mouton est dit jadh` lorsqu’il a un an passé. Telle est la signification retenue pour ces termes par les linguistes et la majorité des savants appartenant à d’autres disciplines. On dit aussi que jadh` désigne aussi l’animal ayant six, sept, huit ou dix mois. Une chèvre de cet âge ne constitue pas un sacrifice valable selon la majorité des savants, contrairement à l’avis de `Atâ, Al-Awzâ`î et à une variante chez les Shâféites d’après le rapport d’Ar-Râfi`î. An-Nawawî commenta que cette variante est marginale voire erronée. Par ailleurs, l’expression a`dab al-qarn ou a`dab al-udhun désigne l’animal ayant perdu la moitié de sa corne ou la moitié de son oreille respectivement. Abû Hanîfah, Ash-Shâfi`î et la majorité des savants estimèrent qu’il est permis absolument de sacrifier les bêtes ayant la corne cassée. Mâlik jugea cela détestable si la bête saigne de la corne et tint cela pour un défaut. Enfin, Ahmad rapporta un hadith autorisant le sacrifice des animaux castrés. [...]

À lire les opinions des juristes, il me semble que ces défauts affectent la qualité de la viande, si la bête destinée au sacrifice est désignée longtemps à l’avance. Car ces défauts l’empêchent de paître et de croître comme les animaux qui en sont exempts. L’irrecevabilité d’une bête ayant ce genre de défaut se manifeste lorsqu’elle est vouée (mandhûrah) car elle doit avoir une bonne chair. Mais lorsqu’un défaut de dernière minute affecte une bête destinée au sacrifice ayant une bonne chair et une bonne forme, pourquoi cesserait-elle d’être recevable ? C’est pourquoi je relève d’étranges contradictions dans les opinions des juristes concernant ces défauts, car quel mal y a-t-il à accepter la bête ayant l’oreille coupée ou fendue, alors que cela est sans aucun effet sur la viande, quand bien même la bête ferait l’objet d’un vœu et qu’elle reste longtemps avant d’être sacrifiée ? Que penser du refus des Malékites de sacrifier la bête muette ? Quel rapport y a-t-il entre sa voix et la qualité de la viande ? Que penser du refus des Shâféites de la bête devenue boiteuse pendant qu’elle est immolée, même si ses veines et œsophage ont été tranchés correctement ?

Une brebis ou une chèvre est un sacrifice suffisant pour une seule personne ou pour la famille dont elle a la charge, tandis qu’une vache ou un chameau suffit pour sept personnes. Les Hanafites exigent que le mouton soit âgé d’un an au minimum, ou qu’il ait six mois mais soit bien en chair. Les chèvres doivent avoir un an révolu et avoir entamé la deuxième année, au minimum. Les bovins et les buffles doivent avoir deux ans révolus et avoir entamé la troisième année. Ils exigent aussi que les chameaux aient cinq années révolues et qu’ils aient entamé leur sixième année. Les Shâféites quant à eux exigent que les chèvres soient âgées de deux années révolues, au minimum.

Autres directives relatives au sacrifice

Si le sacrifice correspond à un vœu (nadhr), il n’est pas licite pour son propriétaire d’en manger quoi que ce soit ; il doit en faire don entièrement, selon les Hanafites et les Shâféites. Tandis que pour les Hanbalites, il est au contraire sunnah d’en manger : on en mange un tiers, on fait cadeau d’un tiers et on fait aumône d’un tiers. Quant au sacrifice non lié à un vœu, il n’est pas obligatoire d’en donner une part en aumône, mais cela est sunnah seulement.

Abû Sa`îd rapporta que Qatâdah Ibn An-Nu`mân l’informa que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se leva (un jour) et dit : « Je vous avais interdit de manger la viande du sacrifice au-delà de trois jours. Je vous y autorise désormais ; mangez-en comme bon vous semble. Mais ne vendez pas les viandes de sacrifice (hady et udhiyah inclus). Mangez-en, donnez-en en aumône, profitez de leurs peaux mais ne les vendez pas. Et si l’on vous en propose quelque chose, mangez-en comme il vous plaît. » [29] Le Messager avait interdit à ses Compagnons de faire des réserves de viande, et leur avait dicté d’en donner une part aux nécessiteux qui se rendaient exprès à Médine pendant l’aïd pour recevoir cette obole. Puis, il leur permit d’en manger et d’en mettre de côté pour leurs enfants. De nombreux hadiths, dont l’authenticité est unanimement reconnue, nous sont parvenus à ce sujet [30]. Mais il n’est pas permis de vendre la bête sacrifiée, ni même sa peau.

Il existe d’autres directives concernant la manière d’accomplir le sacrifice citées par An-Nawawî [31] dont : Il est recommandé que l’on procède soi-même au sacrifice et que cela ne soit délégué que pour une excuse valable, auquel cas il est recommandé d’assister au sacrifice. En cas de délégation, le délégué choisi peut être musulman selon l’avis unanime des savants, ou un scripturaire mais cela est détestable (makrûh tanzîhan) et le sacrifice est valide et son auteur en est quitte. Telle est notre opinion (madhhab) et l’opinion de tous les savants, excepté Mâlik dans l’un des deux avis qui lui sont attribués où il n’autorise pas cela. Il est aussi possible de déléguer à un garçon ou à une femme ayant ses menstrues, mais il est détestable de déléguer à un garçon. Quant au fait qu’il soit détestable de déléguer à une femme ayant ses menstrues, il existe deux avis. Nos compagnons (i.e. les Shâféites) estiment qu’une femme ayant ses menstrues est préférable à un garçon, tandis qu’un garçon est préférable à un scripturaire. Nos compagnons disent qu’il est préférable que celui qui délègue le sacrifice assigne cette tâche à une personne connaissant la jurisprudence relative au sacrifice rituel, de manière à ce qu’il soit au fait de ses exigences et de ses sunan.

Poèmes à propos du mouton de l’aïd

Parmi les divertissements littéraires concernant le mouton de l’aïd, on peut citer ces quelques vers de Muhammad Ibn Nasr Allâh Ad-Dimashqî Al-Ansârî :

À moi est venu un mouton qui *** manifestement était malheureux en amour
Lorsqu’il se levait sous le soleil de midi *** il était tel un spectre, sans ombre projeter
Je lui ai demandé ce qu’il souhaitait, il a dit : de la trigonelle *** Je l’ai adjuré de me dire ce qu&rsqu

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Vendredi 22 décembre 5 22 /12 /Déc 15:47
Les Miracles du Coran dans Sourate Ar-Rahman
 
par le Chercheur Abd Daïme Kaheel

Si nous observons sourate Ar-Rahman (Le Détenteur de la Miséricorde ), nous allons constater qu’un verset se répète souvent et c’est la parole du Très Haut Dieu dans laquelle Il s’adresse aux hommes et aux djinns “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?”. Ce verset s’est répété 31 fois dans sourate Ar-Rahman. Les sceptiques ont essayé de tous leurs efforts de critiquer le Coran en présumant qu’il contient des répétitions qui n’ont aucun sens, donc, pourquoi ce verset s’est-il répété 31 fois, une seule fois ne suffisait-elle pas ?

Après des recherches laborieuses dans ce verset et le nombre de fois répété dans sourate Ar-Rahman, j’ai trouvé qu’il existe une relation mathématique étonnante basée sur le chiffre 7. Cette relation est une confirmation du Très Haut Dieu qu’il n’y a de répétitions dans le Saint Coran mais des miracles, coordinences et précisions.

J’ai relevé les numéros des versets où la parole du Très Haut Dieu “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?” a été citée, ces numéros commencent à partir du verset numéro 13 et se terminent par le verset numéro 77, et ceci comme suit :Au Nom d’Allah, Le Détenteur de La Miséricorde , Le Très Miséricordieux :

 

“Le Détenteur de La Miséricorde (1) Il a enseigné le Coran (2) Il a créé l'homme (3) Il lui a appris à s'exprimer clairement (4) Le soleil et la lune [évoluent] selon un calcul [minutieux] (5) et l'herbe et les arbres se prosternent (6) Et quant au ciel, Il l'a élevé bien haut. Et Il a établit la balance (7) afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée (8) Donnez [toujours] le poids exact et ne faussez pas la pesée (9) Quant à la terre, Il l'a étendue pour les êtres vivants : (10) il s'y trouve des fruits, et aussi les palmiers aux fruits recouverts d'enveloppes (11), tout comme les grains dans leurs balles, et les plantes aromatiques (12) Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (13) Il a créé l'homme d'argile sonnante comme la poterie (14) ; et Il a créé les djinns de la flamme d'un feu sans fumée (15) ; Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (16) Seigneur des deux Levants et Seigneur des deux Couchants ! (17) Lequel donc des bienfaits de votre seigneur nierez-vous ? (18) Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer (19) ; il y a entre elles une barrière qu'elles ne dépassent pas (20). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (21) De ces deux [mers] : sortent la perle et le corail (22). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (23) A Lui appartiennent les vaisseaux élevés sur la mer comme des montagnes (24) ; Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (25) Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître (26), [Seule] subsistera La Face [Wajh] de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse (27). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (28) Ceux qui sont dans les cieux et la terre L'implorent. Chaque jour, Il accomplit une oeuvre nouvelle (29). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (30) Nous allons bientôt entreprendre votre jugement, ô vous les deux charges [hommes et djinns] (31) Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (32) Ô peuple de djinns et d'hommes ! si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la terre, alors faites-le. Mais vous ne pourrez en sortir qu'à l'aide d'un pouvoir [illimité] (33). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (34) Il sera lancé contre vous un jet de feu et de fumée [ou de cuivre fondu], et vous ne serez pas secourus (35). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (36) Puis quand le ciel se fendra et deviendra alors écarlate comme le cuir rouge (37). Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (38) Alors, ni aux hommes ni aux djinns, on ne posera des questions à propos de leurs péchés (39). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (40) On reconnaîtra les criminels à leurs traits. Ils seront donc saisis par les toupets et les pieds (41). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (42) Voilà l'Enfer que les criminels traitaient de mensonge (43). Ils feront le va-et-vient entre lui (l'Enfer) et une eau bouillante extrêmement chaude (44). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (45) et pour celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur, il y aura deux jardins (46) ; Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (47) Aux branches touffues (48). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (49) Ils y trouveront deux sources courantes (50). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (51) Ils contiennent deux espèces de chaque fruit (52). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (53) ils seront accoudés sur des tapis doublés de brocart, et les fruits des deux jardins seront à leur portée (pour être cueillis) (54). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (55) Ils y trouveront [les houris] aux regards chastes, qu'avant eux aucun homme ou djinn n'aura déflorées (56). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (57) Elles seront [aussi belles]: que le rubis et le corail (58). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (59) Y a-t-il d'autre récompense pour le bien, que le bien ? (60) Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (61) En deçà de ces deux jardins il y aura deux autres jardins (62). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (63) Ils sont d'un vert sombre (64). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (65) Dans lesquelles il y aura deux sources jaillissantes (66). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (67) ils contiennent des fruits, des palmiers, et des grenadiers (68). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (69) là, il y aura des vertueuses et des belles (70). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (71) des houris cloîtrées dans les tentes (72), Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (73) qu'avant eux aucun homme ou djinn n'a déflorées (74). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (75) Ils seront accoudés sur des coussins verts et des tapis épais et jolis (76). Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? (77) Béni soit le Nom de ton Seigneur, Plein de Majesté et de Munificence ! (78)”.

Ce verset a été répété dans les versets suivants :

13 16 18 21 23 25 28 30 32 34 36 38 40 42 45 47 49 51 53 55 57 59 61 63 65 67 69 71 73 75 77

Ce qui est surprenant, c’est qu’en alignant les numéros de ces 31 versets, on retrouve un gros chiffre qui se présente comme suit :

13161821232528303234363840424547495153555759616365676971737577

Ce gros chiffre, qui représente les numéros des versets où il a été cité “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?”, est divisible par 7 ! C’est à dire que Le Très Haut Dieu a posé les numéros de ces versets de façon à ce qu’ils soient proportionnels avec le chiffre 7. Mais, qu’est ce qui prouve que cette concordance n’est pas le fait du hasard ?

Le message dans ce verset est adressé aux hommes et aux djinns, ainsi, existe-il dans ce gros chiffre une indication qui ferait allusion à deux directions différentes ?

Si on lie ce gros chiffre, qui correspond aux numéros des 31 versets, en sens inverse c’est à dire de la droite vers la gauche, on retrouve le chiffre suivant :

77573717967656361695755535159474542404836343230382523212816131

Ce nombre, quant on l’examine, on trouve qu’il est également un multiple du chiffre 7 ! Donc, le chiffre, qui correspond aux numéros des versets, se divise par 7, dans les deux sens et quelque soit la manière dont il est lu.

Ce résultat ne constitue-t-il pas en lui-même une preuve irréfutable et claire qu’il n’existe pas de répétitions dans le Saint Coran, mais au contraire, il y a un ordre très précis et parfait ?

Néanmoins, il se peut que certains prétendent que tout ceci n’est qu’un pur hasard, ni plus ni moins ? C’est pourquoi, j’ai procédé à une numérotation successive des 31 versets, c’est à dire que j’ai commencé par le chiffre 1 et j’ai terminé par le chiffre 31, à la fin j’ai trouvé que le gros chiffre suivant se format :

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31

Ce nombre se divise également par 7, sans reste ! Et si on inverse ce nombre et qu’on le lie de la droite vers la gauche, on tombe sur le chiffre suivant :

13039282726252423222120291817161514131211101987654321

De même, ce nombre est aussi un multiple de 7. Ainsi, toute probabilité de coïncidence n’est plus acceptée ou tolérée ; au contraire, elle serait absurde car ce ne serait pas logique ni tolérable que toutes ces concordances avec le chiffre 7 ne soient que le fruit du hasard et de la coïncidence.

Une remarque assez frappante dans sourate Ar-Rahmane se présente comme suit : le seul mot dans le Coran qui décrit les hommes et les djinns est (les deux charges) “Nous allons bientôt entreprendre votre jugement, ô vous les deux charges [hommes et djinns]”. Ainsi, existe-t-il une relation entre le numéro de ce verset et le nombre de fois où le verset dans lequel Dieu s’adresse à ces deux charges a été répété : “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous” ?

Le numéro du verset “Nous allons bientôt entreprendre votre jugement, ô vous les deux charges [hommes et djinns]” dans sourate Ar-Rahmane est 31 ! Or, on constate que le nombre de fois où le verset “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous”, dans lequel Dieu s’adresse aux hommes et aux djinns, a été répété dans sourate Ar-Rahmane (c’est à dire 31 fois), est égale au numéro du verset dans lequel Dieu s’adresse aux deux charges (c’est à dire les hommes et les djinns) “ Nous allons bientôt entreprendre votre jugement, ô vous les deux charges [hommes et djinns]”. Alors, observez avec moi cet accord extraordinaire, peut-il être le fruit d’un pur hasard ?

A la fin, il nous ne reste plus qu’à dire : Gloire et Pureté à Celui qui a accompli ces chiffres et les a arrangés pour prouver à tous ceux qui doutent de ce Coran que le Coran n’est pas un livre de répétitions ; au contraire, c’est le livre des miracles ! Le Très haut Dieu a dit : “Dis : “Louange à Allah ! Il vous fera voir Ses preuves, et vous les reconnaîtrez”. Ton Seigneur n'est pas inattentif à ce que vous faites” [An-Naml (Les Fourmies)/93].

                                                   Source : Encyclopédie des Miracles Scientifiques dans le Coran et la Sunna

 

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Vendredi 22 décembre 5 22 /12 /Déc 15:35

« La révélation du Livre émane d’Allah, le Puissant, le Sage » S.45-V.2 ;« Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie » S.44-V.3 ;« Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez. Il est auprès de Nous, dans l’Ecriture - Mère (l’originale au ciel), sublime et rempli de sagesse » S.43-V.3, 4

1. Introduction

Pour le Musulman croyant, les versets des sourates 43 à 45 susmentionnés suffisent comme argument pour la justification du caractère céleste de la révélation coranique. Le Musulman croyant n’a donc nul besoin de preuves numériques ou de preuves de quelque autre nature que ce soit, pour affirmer sans hésitation aucune, la véracité de la nature divine du Coran. Pour le Musulman, l’acceptation du Coran en tant que Livre révélé par Allah est une des conditions sine qua non à son statut de croyant adhérant par la langue et par le cœur à l’appel du Messager d’Allah (Salut et bénédiction sur lui). Précisons au passage que la croyance aux Livres révélés est un des six piliers de la foi musulmane. Dans le hadith narré par ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah l’agrée) et rapporté par Mouslim, l’Archange Gabriel (Paix sur lui) interpella le Messager d’Allah (Salut et bénédiction sur lui) à propos de la Foi en ces termes :

« Ô Mouhammad, informe-moi sur la Foi. C’est répondit le Prophète, croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Prophètes, croire au Jour Dernier, croire au Destin tant en son bien qu’en son mal »

Ainsi, l’acceptation du Coran en tant que l’apothéose de tous les autres Livres antérieurement révélés (Zabour, Thora, Evangile), relève de la Foi et en conséquence n’a nul besoin d’invocation de la raison. Bien sûr qu’il ne s’agit pas d’une croyance aveugle et irréfléchie au caractère sacré du  Coran. La foi musulmane est un état spirituel en perpétuelle construction, sous-tendue par la méditation quotidienne des signes innombrables du Tout Puissant Créateur de l’univers : Allah le Dominateur Suprême.

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y  a  des signes pour les doués d’intelligence ; qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent la création des cieux et de la terre (disant) : Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du Feu ». S.3-V.190-91

Pour clore cette page introductive, notons que ce présent travail sera perçu différemment par les lecteurs auxquels il est destiné. C’est pourquoi, nous osons espérer avec la permission et l’assistance d’Allah, que la lecture sincère de cet article :

  • Accroîtra la foi du Musulman croyant ;

  • Déclenchera le sentiment de sincère retour vers Allah et Son Messager chez le Musulman non averti (ce produit de l’école occidentale qui n’hésite pas à fouler au pied les recommandations d’Allah et les enseignements de Son noble Messager pour satisfaire un désir incompatible avec les principes de la foi musulmane) ;

  • Éclairera la lanterne du non Musulman qui doute encore de l’universalité du Message coranique incarné par notre Bien-aimé Prophète Mouhammad (Salut et bénédiction sur lui) envoyé comme témoin de la Miséricorde d’Allah sur l’ensemble de Ses créatures.

La suite de cet article passionnant :

2. Le nombre de sourate du Coran est-il égal au nombre de Basmalah ?

 

3. Le chiffre 3 se révèle dans la problématique de la « Basmalah » manquante en entête de la sourate At -Tawbah

 4. Le chiffre 3 témoigne la révélation céleste du Coran                               

 

 

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
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Vendredi 22 décembre 5 22 /12 /Déc 15:27

L’Islam & la raison rationalisée

AVANT PROPOS

Un tour passager et responsable dans les confins de cet univers, et une lecture, ne serait ce que d’une partie minime de ce que nous voyons, nous permettent de percevoir la grandeur du Créateur. Ceci ne nous demande que de nous éloigner du doute et d’utiliser la raison qui est le plus grand don du Seigneur Créateur des Cieux et de la Terre. Ce don est le récepteur de toutes les données sensorielles, comme le système auditif, la vision et la raison considérées comme des moyens de passage en direction de la phase de la maîtrise humaine.

C’est pourquoi le Saint Coran qualifie les gens qui ne mettent pas en activité leur raison, de créatures indignes de porter le qualificatif d’êtres humains, il les place plutôt dans un rang inférieur aux bestiaux, conformément aux propos de Dieu : « Ils ont des cœurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des  oreilles mais n’entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même encore pires, tels sont les insouciants ».[1]  (VII, 179)De là, il nous apparaît que la force du musulman ne réside pas uniquement dans l’ampleur des recherches scientifiques qu’il va entreprendre, ni dans sa puissance financière ou sociale, mais aussi dans la méthode qui va orienter ces recherches, ainsi que dans l’éducation de sa vie sociale pour qu’il la prépare à la participation dans le processus de la construction civilisationnelle.

C’est pour cela que l’objet de l’éducation de l’homme, et les problèmes qui en découlent, doivent être les propriétés, qui attirent notre attention, prenant pour champs d’application, de l’infiniment petit à l’infiniment grand (des particules plus petites que l’atome à l’univers des amas galactiques).Par la religion de la raison qui est celle de la Science de Dieu, que l’homme accroît sa profonde conviction et son rapprochement du Créateur de cet univers, surtout lorsqu’il sent qu’il lui est possible, par ses moyens modestes, de découvrir ou de déceler l’un des secrets de cet univers.

Le résultat de ce travail de la raison et de sa dynamique sera inévitablement le facteur du passage pour l’homme doté de cette raison, du domaine passif au domaine actif, à un univers où la vie évolutionniste et la morale palpitent, s’il parvient à l’explication et à l’analyse des versets coraniques, parmi lesquels Dieu  dit : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes  des signes pour les doués d’intelligence ».[2]  (III, 190)

L’ISLAM a donc préparé le chemin à la raison, pour qu’elle exerce sa fonction dans les deux univers, l’infiniment petit et l’infiniment grand, de la meilleure façon qui soit ; et il a donné des garanties à la raison pour l’accomplissement de sa fonction dans les deux univers.

  « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable interdisez le blâmable ».[3] (III, 110)

C’est ainsi que l’Islam a responsabilisé la raison et fait d’elle un outil de progrès et de civilisation, ce qui a permis aux musulmans de créer une ambiance de quiétude, de paix sociale et de tranquillité psychologique partout où ils vont et n’importe où ils se trouvent.

Avons-nous observé cela, nous autres musulmans d’aujourd’hui ?

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Jeudi 21 décembre 4 21 /12 /Déc 16:04
L’incident de l’Eléphant *

* Extrait du livre "Les Miracles du Prophète"

Parmi les évènements les plus significatifs dans la vie de `Abd Al-Muttalib, sinon dans la vie de La Mecque toute entière, on recense l’incident dit de l’Eléphant (al-fîl, en arabe). Le grand-père du Prophète, `Abd Al-Muttalib , était chargé du service de la Ka`bah et de son entretien. Pendant la période du pélerinage, il se chargeait entre autres de transporter l’eau nécessaire pour étancher la soif des pélerins. Il était officiellement le chargé de service de la Maison Sacrée. Un chef chrétien d’Ethiopie du nom d’Abrahah décida de s’installer en Arabie et d’y ériger un sanctuaire destiné à attirer les pélerins arabes. En ces temps, la période du pélerinage chez les Arabes s’accompagnait, en effet, de nombreux échanges commerciaux et de nombreuses manifestations culturelles. La mainmise sur cette rencontre annuelle représentait une alléchante perspective d’enrichissement. Les plans d’Abrahah, à sa grande surprise, ne réussirent pas à détourner les Arabes de la Ka`bah, dont le caractère divin est bien plus vieux que la mémoire des Arabes. La Ka`bah a toujours été considérée, à travers les âges, comme un sanctuaire sacré. Sa rénovation est attribuée à Abraham et son fils Ismaël et son histoire s’enracine, bien avant Abraham, dans l’histoire de la foi. On comprend alors que le temple flambant neuf proposé par Abrahah ne fasse pas le poids devant la Ka`bah.

Afin de réaliser ses desseins, Abrahah décida d’employer la force pour obliger les Arabes à abandonner La Mecque et faire leur pélerinage dans le nouveau sanctuaire (au sud de l’Arabie, du côté du Yemen). Il rassembla ses innombrables troupes (qui lui avaient soumis le Yemen), ses cornacs et ses éléphants d’Ethiopie et se dirigea vers La Mecque pour détruire la Maison Sacrée. Les protestations des tribus arabes n’avaient aucun poids contre la volonté et la puissance d’Abrahah. Rendu aux portes de La Mecque, la taille des armées d’Abrahah jeta une terreur froide dans le coeur des Mecquois. Leur propre impuissance les désespérait...

Un seul homme resta impassible : `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim, le futur grand-père du Prophète. Il demanda à rencontrer Abrahah en personne, dans son camp et au milieu de sa cour et de ses gardes. Au premier abord, le charisme de `Abd Al-Muttalib força le respect d’Abrahah. Il l’interrogea sur l’objet de cet entretien, et, `Abd Al-Muttalib de lui demander de lui restituer son troupeau de chameaux ravis par l’armée d’Abrahah !! Abrahah lui dit alors : "Je croyais que tu étais venu discuter d’une affaire plus importante que ça, quelque chose en rapport avec votre sanctuaire qui vous est si cher et que j’ai l’intention de raser." `Abd Al-Muttalib lui dit : "Je t’ai parlé de mes chameaux car j’en suis le seigneur. Quant au Sanctuaire, sache qu’il a un Seigneur et que ce Seigneur le protégera..." Le despote lui rétorqua : "Il ne le protégera pas de moi !" L’ordre fut donné et les assaillants se dirigèrent vers La Mecque précédés par les phalanges éléphantines. Tout à coup, le grand éléphant qui sert de meneur à tout le troupeau s’arrêta. On avait beau le forcer à marcher vers la Ka`bah, il ne bougeait plus. Dès qu’on le détournait du Sanctuaire, il se relevait. Aussitôt qu’on l’orientait vers la Ka`bah, il refusait de marcher... Face à ce contretemps, Abrahah ordonna d’attaquer sans les éléphants. C’est alors que le temps se gâta, le ciel se chargea de nuages et une nuée d’oiseaux apparut dans le ciel. Ces oiseaux lapidèrent les agresseurs avec des milliers de petites pierres et eurent raison des troupes d’Abraha !! Abrahah, quant à lui, fut victime d’une maladie douloureuse qui rongea son corps jusqu’à l’os...

Cet incident est narré dans le Coran dans la sourate dite de l’Eléphant :

  1. N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Eléphant.
  2. N’a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ?
  3. et envoyé sur eux des oiseaux par volées
  4. qui leur lançaient des pierres d’argile ?
  5. Et Il les a réduit à un mâchis semblable à de la paille.

Il convient à ce stade de noter que l’incident de l’Elephant eut lieu pendant l’année de naissance du Prophète. Les traditions les plus sûres à ce sujet précise même que cet incident eut lieu le jour de la naissance du Prophète Mohammad - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui. Cet incident ne fut que la première percée de lumière dans ce monde d’obscurantisme et de paganisme.

Source : islamophile.org

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Jeudi 21 décembre 4 21 /12 /Déc 15:57

Le Voyage nocturne et l’Ascension... Leçons et enseignements

Question

Quels sont les principaux enseignements que le Musulman doit tirer de l’épisode du Voyage nocturne et de l’Ascension (al-isrâ’ wal-mi`râj) ?

Réponse de Sheikh Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî

Le Voyage nocturne que Dieu offrit à Son Messager — paix et bénédiction sur lui — est le voyage terrestre de La Mecque vers Jérusalem, de la Mosquée Sacrée vers la Mosquée Al-Aqsâ. Il s’agit d’un voyage terrestre qui eut lieu de nuit. L’Ascension, quant à elle, est un voyage de la Terre vers le Ciel, de Jérusalem vers les cieux les plus élevés, vers un point auquel nul homme n’avait auparavant jamais accédé, vers le Jujubier de la Limite (sidrat al-muntahâ), vers un endroit que Seul Dieu connaît. Ces deux voyages furent une étape importante de la vie du Prophète — paix et bénédiction sur lui — et du parcours suivi à la Mecque par sa nouvelle religion. Ces voyages intervinrent après que le Prophète eut goûté de la part de Quraysh toutes les formes de persécutions et de souffrances.

Dieu, le Très-Haut, offrit ce voyage à Son Messager, le Voyage nocturne et l’Ascension, en tant que soulagement et réconfort pour tout ce qu’il avait souffert, et en tant que compensation pour tout ce qu’il avait enduré. Dieu — Exalté soit-Il — lui fit ainsi savoir que si les habitants de la Terre se sont détournés de toi, alors les habitants du Ciel sont venus à toi, et si ces hommes t’ont rejeté, alors Dieu t’a accueilli et les Prophètes t’ont suivi, en te désignant comme leur Imam. Il s’agissait ainsi d’une compensation et d’un honneur faits au Messager — paix et bénédiction sur lui — de la part de Dieu — Exalté soit-Il. Il s’agissait également pour le Prophète d’une préparation à l’étape suivante de sa mission. En effet, il devrait, quelque temps plus tard (trois années selon certains et dix-huit mois selon d’autres), endurer de grandes épreuves... Ce qui est sûr, c’est que cet épisode eut lieu avant l’Hégire. Le Voyage nocturne et l’Ascension étaient une préparation à l’ère post-hégirienne, à cette ère de lutte armée au cours de laquelle le Prophète — paix et bénédiction sur lui — allait entrer en confrontation avec tous les Arabes. Tous les Arabes allaient se réunir tels un seul homme pour diriger leurs flèches contre le Prophète. De nombreux fronts allaient s’ouvrir et s’opposer à sa mission universelle.

A l’occasion de l’anniversaire du Voyage nocturne et de l’Ascension, les choses les plus importantes sur lesquelles il faut insister sont au nombre de deux. La première est la Mosquée Al-Aqsâ. Il est nécessaire de comprendre la manière dont Dieu — Exalté soit-Il — établit un lien entre la Mosquée Sacrée et la Mosquée Al-Aqsâ et la manière dont Il nous informa que le choix de la Mosquée Al-Aqsâ était intentionnel. En effet, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — aurait très bien pu monter au Jujubier de la Limite depuis La Mecque.

Nous devons donc méditer les raisons pour lesquelles ce Voyage nocturne eut lieu de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Al-Aqsâ ainsi que les raisons pour lesquelles le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — ne monta pas directement de la Mosquée Sacrée aux cieux les plus élevés. Ceci nous indique en effet que le passage par cette sainte étape, par Jérusalem, par cette terre que Dieu bénit pour les mondes, par la Mosquée Al-Aqsâ, était intentionnel. Par ailleurs, le fait que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dirigeât la prière des Prophètes à Jérusalem comporte une profonde signification. Ainsi, le commandement revenait désormais à une nouvelle communauté et à un nouveau message, à un message universel. Contrairement aux messages antérieurs pour lesquels chaque prophète fut envoyé à son peuple, celui-ci se voulait être un message général et éternel destiné à toute l’humanité.

Ce lien entre les deux Mosquées, la Mosquée Sacrée et la Mosquée Al-Aqsâ, fut établi afin que le Musulman ressente que chacune d’elles a sa sainteté propre. Ainsi, l’une fut le point de départ du Voyage nocturne, l’autre en fut le point d’arrivée. Ceci indique donc que celui qui abandonne la Mosquée Al-Aqsâ est à deux doigts d’abandonner la Mosquée Sacrée, celui qui abandonne le point d’arrivée du Voyage nocturne peut parfaitement abandonner son point de départ. Dieu — Exalté soit-Il — voulut donc établir un lien entre les deux Mosquées, la Mosquée qui fut le point de départ du Voyage nocturne et la Mosquée qui en fut le point d’arrivée, la Mosquée Sacrée et la Mosquée Al-Aqsâ. Dieu — Exalté soit-Il — voulut que ces deux Mosquées, la Mosquée Sacrée et la Mosquée Al-Aqsâ, fussent reliées entre elles dans l’âme de chaque Musulman. Dieu insista sur la Mosquée Al-Aqsâ « dont Nous avons béni l’alentour » [1]. Il fit attribut de la bénédiction pour décrire cette Mosquée, et ce, avant même la construction de la Mosquée du Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui. En effet, la Mosquée du Prophète ne fut édifiée qu’après l’Hégire, à Médine. Dieu voulut donc consolider cette idée et la raffermir dans les consciences et les cœurs des Musulmans, afin qu’ils n’abandonnent aucune des deux Mosquées. Car celui qui abandonne la Mosquée Al-Aqsâ est à un pas d’abandonner la Mosquée Sacrée. Cette Mosquée fut intimement reliée à l’épisode du Voyage nocturne et de l’Ascension ; c’est vers elle que, pendant une longue période, les Musulmans se tournèrent pour leur prière, après que cette dernière eut été prescrite. Les Musulmans priaient vers Jérusalem : Jérusalem fut leur direction de prière (qiblah) pendant trois ans à la Mecque et pendant seize mois à Médine. Ils prièrent vers cette Mosquée de Jérusalem qui était alors la première direction des Musulmans. Cette Mosquée est donc la première direction de prière des Musulmans, la terre du Voyage nocturne et de l’Ascension, et la Mosquée vers laquelle les Musulmans voyagent exclusivement, conjointement avec la Mosquée Sacrée et la Mosquée du Prophète. Jérusalem devient ainsi la troisième ville sainte de l’Islam, après La Mecque et Médine.

C’est de cette manière que les Musulmans doivent saisir l’importance de Jérusalem dans leur histoire et l’importance de la Mosquée Al-Aqsâ dans leur religion, dans leur foi et dans leur vie. C’est pour cette raison que les Musulmans, tout au long de l’histoire, ont toujours œuvré pour que cette Mosquée reste entre leurs mains.

Dieu — Exalté soit-Il — voulut établir un lien entre cette Mosquée et l’anniversaire du Voyage nocturne et de l’Ascension, et ce, afin que chaque année, à l’approche de cet anniversaire à la fin du mois de Rajab [2], lorsque les Musulmans, où qu’ils soient, célèbrent cet épisode, ils se rappellent cette grave question, cette cause sacrée... Nous ne pouvons pas, chers frères, l’abandonner. Si les Juifs ont rêvé d’établir un État et qu’ils sont parvenus à réaliser leur rêve, nous devons, nous aussi, rêver qu’il nous est impossible d’abandonner notre Mosquée. Même si la réalité amère qui nous fait face se rend dans toute l’ampleur de sa reddition et est vaincue dans toute l’ampleur de sa défaite, nous ne devons pas nous y soumettre et accepter ainsi la déroute.

Nous devons avoir la foi que Dieu — Exalté soit-Il — est avec nous, qu’Il est notre Secours, qu’Il fera triompher Sa religion sur toutes les autres religions et qu’Il est le Secoureur de la Communauté croyante, ainsi que l’a rapporté l’Imam Ahmad et At-Tabarânî, d’après Abû Umâmah Al-Bâhilî — que Dieu l’agrée, selon qui, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — a dit : « Il restera un groupe de ma Communauté, établissant la justice et vainquant leurs ennemis, auxquels nul, parmi ceux qui leur tiendront front, ne pourra causer du tort — sauf à être trahis — jusqu’à ce que le Commandement de Dieu (le Jour du Jugement dernier) arrive alors que leur attitude demeurera inébranlable. » On demanda : « Ô Messager de Dieu, et où sont-ils ? » Il répondit : « A Jérusalem et dans les alentours de Jérusalem. »

Tel est le premier enseignement à tirer de l’épisode du Voyage nocturne et de l’Ascension.

Le second enseignement est celui qui concerne la prière. On sait que la prière fut prescrite lors de cette nuit grandiose. Nous savons à notre époque que lorsqu’un pays souhaite une chose importante, il en fait part à son ambassadeur. En outre, il ne lui suffit pas d’envoyer à cet ambassadeur un message dans la valise diplomatique. Bien au contraire, il le convoque pour qu’il se présente en personne. Or, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — est l’Ambassadeur de Dieu vers Sa création — à Dieu appartient cependant le meilleur exemple [3]. Ainsi, Dieu convoqua Son Ambassadeur, le fit voyager de nuit, puis le fit monter jusqu’au Jujubier de la Limite. Et c’est là que furent prescrites les cinq prières quotidiennes.

Tous les cultes furent prescrits sur Terre, excepté la prière qui fut prescrite au Ciel. Ceci constitue une preuve de l’importance capitale de ce culte, de ce devoir et de ce pilier de l’Islam. La prière est ainsi le vestige qui nous reste de ce Voyage, le seul vestige matériel qui nous reste. En effet, la prière constitue l’ascension propre de chaque Musulman, l’ascension spirituelle qui lui permet de s’élever jusqu’à Dieu — Exalté soit-Il. C’est comme si le Messager nous était revenu avec un présent de son Voyage grandiose [4]. Ce présent consiste précisément en cette prière que le Musulman doit accomplir en signe d’adoration de Dieu — Exalté soit-Il.

C’est pour cette raison que nous devons rappeler l’importance de cette prière, en particulier dans la mesure où elle est liée à la Mosquée Al-Aqsâ. En effet, lorsque la prière fut prescrite, et jusqu’à l’ère post-hégirienne, cette Mosquée fut la première direction de prière des Musulmans. Si, d’après l’hypothèse la plus probable, le Voyage nocturne eut lieu en l’an dix de la mission [5], alors les Musulmans prièrent pendant trois ans avant l’Hégire, puis encore seize mois après, tournés vers Jérusalem. Jérusalem fut la première direction de prière des Musulmans, après quoi Dieu leur ordonna de se tourner désormais vers la Mosquée Sacrée : « Où que vous soyez, tournez-y vos visages. » [6].

Les Juifs provoquèrent alors à Médine un tollé général au sujet de cette affaire. « Les faibles d’esprit parmi les gens vont dire : ‹Qui les a détournés de la direction (qiblah) vers laquelle ils s’orientaient auparavant ?› » [7] Ils répandirent la rumeur que la prière des Musulmans, avant le changement de direction, était nulle et que sa récompense était perdue. Dieu leur répondit par le verset précédent, ajoutant : « Et Nous n’avions établi la direction (qiblah) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui allait suivre le Messager et qui allait s’en retourner sur ses talons. C’était un changement difficile, mais pas pour ceux que Dieu a guidés. Et ce n’est pas Dieu qui vous fera perdre la récompense de votre foi, car Dieu, certes, est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes » [8]. Ici, le mot « foi » désigne la prière : Dieu exprime la prière en parlant de foi car la prière est précisément une expression de la foi de l’individu.

La prière est ainsi donc l’ascension propre de chaque Musulman. Si le Prophète — paix et bénédiction sur lui — monta vers les cieux les plus élevés, sache que tu as à ta disposition, cher frère Musulman, une ascension spirituelle par laquelle tu peux monter indéfiniment vers Dieu — Exalté soit-Il -, et ce, grâce à la prière, au sujet de laquelle, le Très Haut dit dans un hadith sacré : « J’ai partagé la prière en deux parts, l’une pour Moi, l’autre pour Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. Si Mon Serviteur dit : « Louanges à Dieu, Seigneur des Mondes. » [9], Je dis : Mon Serviteur M’a loué. S’il dit : « Le Clément, le Miséricordieux. » [9], Je dis : Mon Serviteur M’a rendu les hommages. S’il dit : « Le Maître du Jour de la Rétribution. » [9], Je dis : Mon Serviteur M’a glorifié. S’il dit : « C’est Toi que nous adorons et c’est Toi que nous implorons. » [9], Je dis : Cela Nous concerne Moi et Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. S’il dit : « Guide-nous vers le droit chemin. Le chemin de ceux que Tu as comblés par Tes bienfaits, non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère ni de ceux qui se sont égarés. » [9], Je dis : Cela est pour Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. »

P.-S :

Traduit de l’arabe du site Islamonline.net.

Notes :

[1] Sourate 17 intitulée le Voyage nocturne, Al-Isrâ’, verset 1.

[2] Rajab est le septième mois du calendrier musulman.

[3] Expression prononcée par les Musulmans lorsqu’ils comparent le divin à des exemples matériels, pour mieux faire comprendre leurs propos. Cette expression est une sorte d’excuse signifiant que Dieu est certes incomparable, mais qu’on peut utiliser tel ou tel exemple pour mieux faire ressortir telle ou telle idée.

[4] Nous recommandons la lecture de ces lignes de l’Imâm-exégète Muhammad Mitwallî Ash-Sha`râwî : "Le cadeau de la Proximité pour la proximité".

[5] L’an -3 du calendrier musulman.

[6] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 144.

[7] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 142.

[8] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 143.

[9] Il s’agit des versets de la sourate 1 intitulée le Prologue, Al-Fâtihah, que le Musulman doit réciter à chaque cycle de prière (rak`ah).

Source : islamophile.org

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Mercredi 20 décembre 3 20 /12 /Déc 14:46

Réponse à l’équivoque pesant sur le témoignage de la femme

Question

Comment répondre à ceux qui soulèvent la question du témoignage de la femme, le considérant comme une preuve que les lois du Coran ne sont plus d’actualité ?

Réponse du Professeur, Dr. Muhammad `Imârah

Dans les affaires et les domaines où la compétence de la femme est inférieure à celle de l’homme, le témoignage de celle-ci vaudra moins que le témoignage de celui-là. Mais, afin que son témoignage ne soit pas complètement discrédité dans de tels domaines, le Coran a permis qu’elle témoigne, à condition que son témoignage soit supporté par le témoignage d’une autre femme, qui lui rappellerait ce qu’elle oublierait des circonstances de l’affaire au sujet de laquelle elle est venue témoigner.

En revanche, dans les domaines où se spécialise la femme, où sa compétence y est plus élevée, la valeur de son témoignage y est plus importante, et peut parfois devenir le double du témoignage de l’homme.

En outre, le témoignage de la femme peut être pris en compte là où le témoignage de l’homme ne l’est pas, dans des domaines tels ceux que nous évoquions.

Ceux qui croient que le verset de la sourate 2 :

« Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit ; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Dieu son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d’écrire la dette, ainsi que son terme, qu’elle soit petite ou grande : c’est plus équitable auprès de Dieu, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d’écarter les doutes. Mais s’il s’agit d’une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n’y a pas de péché à ne pas l’écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous ; et qu’on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Dieu. Alors Dieu vous enseigne et Dieu est Omniscient.

Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, un gage reçu suffit. S’il y a entre vous une confiance réciproque, que celui à qui on a confié quelque chose la restitue ; et qu’il craigne Dieu son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un coeur pécheur. Dieu, de ce que vous faites, est Omniscient. » (sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, versets 282 et 283).

Ceux qui croient que ce verset 282 fait du témoignage de la femme la moitié du témoignage de l’homme, dans l’absolu et dans toutes les situations, se trompent et se font des illusions. En effet, ce verset parle d’une dette particulière, à un moment particulier, nécessitant un scribe particulier, une dictée particulière et un témoignage particulier.

Ce verset est en soi une exception : « Mais s’il s’agit d’une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n’y a pas de péché à ne pas l’écrire. » Mise à part cette situation précise décrite dans le verset, la prise de témoins elle-même pour la transaction commerciale n’est pas nécessaire. Nous ne devons donc pas restreindre le cas général à cette affaire particulière de dettes.

De plus, ce verset s’adresse au créancier qui désire s’assurer son dû de la manière la plus solide qui soit. Ce verset ne s’adresse pas au juge qui peut juger suivant les preuves ou les serments, sans considération du sexe ni du nombre des témoins grâce auxquels les preuves s’établissent. Le juge peut ainsi prononcer son verdict en fonction du témoignage de deux hommes, de deux femmes, d’un homme et d’une femme, d’un homme seul ou d’une femme seule, du moment que la preuve est établie à partir de ces témoignages.

Quiconque veut en savoir plus, à partir de la jurisprudence islamique, au sujet de cette question — ignorée par un grand nombre — peut se référer aux avis du Cheikh de l’Islam Ibn Taymiyah [1] et de son élève l’Imam Ibn Qayyim Al-Jawziyyah [2] dans son livre At-Turuq Al-Hukmiyyah fî As-Siyâsah Ash-Shar`iyyah, pages 103-104, édition du Caire, 1977. Dans ce livre, on trouve — d’après le texte d’Ibn Taymiyah — que ce qui a été dit au sujet du témoignage de la femme dans la sourate 2 n’est pas restrictif à tous les témoignages « ni à tous les verdicts que doit rendre le juge. En réalité, il s’agit d’une mention de deux types de preuves grâce auxquelles l’individu peut s’assurer de ses droits. Le verset constitue donc un conseil, un enseignement et une indication quant à la manière dont les droits doivent être préservés. Or, la manière dont sont préservés les droits est une chose et la manière dont juge le juge en est une autre. Ainsi, les méthodes de jugement sont bien plus larges que le seul recours à deux témoins ou à deux femmes. »

L’Imam Ahmad Ibn Hanbal a dit que le témoignage de l’homme vaut le témoignage de deux femmes dans les domaines où celui-ci est plus compétent que celles-là, et que le témoignage de la femme vaut le témoignage de deux hommes dans les domaines où celle-ci est plus compétente que ceux-là.

Ainsi, la porte est ouverte devant la compétence qui constitue le critère mesurant la valeur du témoignage. De sorte que, si la compétence de l’homme est plus faible dans un domaine donné, la valeur de son témoignage en sera automatiquement diminuée. Parallèlement, si la compétence de la femme est plus importante dans un domaine donné, la valeur de son témoignage en sera automatiquement relevée. Il n’existe pas dans la jurisprudence islamique de généralisation ni de critère absolu sur la question. En effet, le témoignage est un moyen pour établir la preuve grâce à laquelle le juge peut se prononcer, indifféremment du sexe et du nombre de témoins.

Si ceux qui appellent à l’historicité et à l’historisme des versets constituant des lois coraniques avaient compris la signification réelle de ces versets, dont ils se font des illusions quant à la possibilité de ne plus en tenir compte — affirmant que l’esprit et la lettre du Coran sont à considérer d’un point de vue historique et contextuel —, ils auraient saisi que c’est le Coran, en se contentant de généralités, de philosophies, de règles et de théories, tout en s’effaçant devant les détails de la législation au profit des efforts individuels d’appréciation des juristes, qui a fait de ses lois internes concernant les relations inter-humaines — sans parler des actes cultuels, des vertus et de la morale — des lois valables à toute époque et en tout lieu. Ainsi, la législation du Coran est la dernière des législations divines : elle est leur sceau. Elle n’a pas besoin de cette « historicité » ni de cet « historisme », notions que ceux qui soulèvent cet équivoque ont empruntées à la pensée occidentale, sans avoir pris en compte la spécificité du texte coranique ni la distinction que s’est donné le parcours de la jurisprudence et de la civilisation islamiques. Si ceux qui appellent à l’historicité du Coran avaient compris les questions au sujet desquelles ils se font des illusions — comme l’héritage de la femme ou son témoignage —, ils nous auraient épargné ces efforts que nous accomplissons pour réfuter ces fausses allégations.

P.-S:

Source : la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net

Notes :

[1] 661-728 A.H. ; 1263-1358 ap. J.-C.

[2] 691-751 A.H. ; 1292-1350 ap. J.-C.

Source : islamophile.org

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