recommander

Flash

Les Histoires des prophètes en flashs :

My Topsites List

Annuaire Actimonde
Référencez gratuitement votre site dans l' annuaire francophone Actimonde. Nos partenaires: Vacances Guide | Immeo - Immobilier en France | locations vacances particuliers | annuaire locations saisonnieres | Annuaire Vacances | Annuaire Locations Particuliers
fiche sur Actimonde

Annuaire web

Annuaire gratuit        

Guide Annuaire

Le Favoris - Annuaire généraliste
shopping et annuaire gratuit        
Portail Express - Annuaire Gratuit - Annuaire Shopping - Voyages Discount
Moteur de Recherche. Inscription Gratuite.
Le Moteur
Recherche-Web

Villa marrakech     Lookdir.net  

Religion sur BIG-annuaire 

Annuaire TV
Offrez vous un trafic exponentiel !!!!
Jeudi 11 janvier 2007 4 11 01 2007 15:59

L'ange de la mort

Il était 4 h du matin
Lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce ? S'écria l'homme hébété.
Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!
Alors l'homme se mit à trembler,
Comme pris d'une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie :
Ne le laisse pas me prendre la vie !

S'il vous plaît, O Ange de la mort !
Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens,
De grâce, ton acte suspend .

Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe,
C'est pour maintenant.

Je te couvrirai d'or,
Mais épargne-moi la tombe sombre.

Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le vœu d'Allah ?
Viens, souris-moi et ne t'attriste point,
Soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.
Les "Ramadhan" venaient, les "Ramadhan" passaient,
Mais toujours sans mon repentir.
Le Hajj fut déjà Faraz sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
La charité, j'ignorais,
Mais l'usure et l'intérêt, je m'en accaparais.
Mes engagements, j'oubliais.
L’administration, je craignais,
De ma foi, j'avais honte.
Le blâme des mécréants m’effrayait.
La détresse de mes frères m’ennuyait.
Les artifices de ce monde m'attiraient.
Les mécréants, j'imitais,
Le champagne et le vin, j'appréciais.
Les femmes m'attiraient.
Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.

J'ai peur, dit l'ange, que ce moment soit le dernier de ta vie .
Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme ?
Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.
Riches, mais si pauvres !
L'appel du muezzin, tu ignorais,
Tout comme le Coran t'est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,
Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,
Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l'orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j'ai honte
Que n'ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,
De cette mort si imminente !
Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
Point donc ne L'insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.

Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...
Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...
Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour..
Ton échine recourbée t'annonçait le retour...
Voilà des avertissements suffisants,
Pour des gens qui réfléchissent !
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.

Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu'il y était écrit
Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m'est interdit.

Un cri de l'homme et sur le sol il s'affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l'âme qu'on arrache.

La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu'il est né... pour un jour, mourir !

Vous voulez lire plus de poèmes
Cliquez ICI
Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 janvier 2007 2 09 01 2007 16:23

Par Oussama - Publié dans : Vidéos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 janvier 2007 2 09 01 2007 16:18

La position historique de l’Église vis-à-vis de l’Islam

* Extrait du Livre " Chagrins d’un prédicateur "Section : Des obstacles présumés devant l’Islam

De mon côté musulman, je considère que ce sont les Pères de l’Église et les politiciens occidentaux qui ont défiguré l’Islam et répandu à son sujet moult mensonges et calomnies.

Les Européens me rétorqueront que c’est nous qui leur avons déclaré la guerre et avons déclenché les hostilités.

Nous répondrons alors que nous vous avons déclaré la guerre parce que vous étiez des impérialistes et des oppresseurs. Qui vous a demandé de venir en Égypte, en Syrie, ou dans d’autres régions du globe [1] ? Pourquoi avoir posé des obstacles devant les pacifiques prédicateurs musulmans ?

Je ne veux pas poursuivre plus avant cette polémique, tout comme je ne veux pas ignorer une réalité affligeante qui se propage de ci de là. Les Européennes avaient coutume par le passé d’effrayer leurs enfants avec le « Turc », tout comme le font parfois nos villageoises qui effraient leurs enfants avec le démon. En Europe, le Turc symbolise l’Islam. Imaginez l’impact que peut avoir une telle éducation sur la psychologie d’un enfant ! Quel va être son regard sur l’Islam lorsqu’il deviendra adulte ? Pour notre part, nous sommes-nous efforcés de rectifier cette situation anormale ?

En vérité, l’institution militaire turque n’était pas dotée d’un organe de propagande efficace. Je pense qu’elle n’a pas songé à créer un tel organe. Mais que faisaient alors les Arabes, dont les ancêtres ont diffusé l’Islam dans le monde entier et ouvert des yeux qui étaient aveugles ? Les Arabes oublièrent le combat de leurs pères, bien qu’ils profitaient de ses fruits !

Comme nous l’avons maintes fois répété, il eût fallu que les Arabes ne manquent pas de servir l’Islam dans le domaine de la culture, s’ils avaient manqué de le servir dans le domaine du pouvoir. Il eût fallu qu’ils s’activent dans le domaine de la prédication et qu’ils excellent dans la présentation des fondements intellectuels de l’Islam s’ils avaient manqué le combat politique.

Mais il se trouva que certains d’entre eux s’entêtèrent à ne vouloir que le prestige du pouvoir, contestant aux autres leur autorité [2]. La conséquence fut que tous chutèrent. Si Dieu ne rénovait pas cette religion par des gens pieux parmi Ses Serviteurs, la déroute de l’Islam aurait été encore plus terrible. L’Europe vit aujourd’hui sous des habits croisés, brandissant des vérités matérialistes déconnectées du Ciel. Oui, elle vit avec toutes les caractéristiques intellectuelles et tous les instincts animaux qui constituent l’homme. Le regard qu’elle porte sur les religions en général est négatif, même si c’est à l’Islam en particulier qu’elle voue le plus d’hostilité.

Il se peut que l’Europe accepte un jour la croyance à un dieu unique, et rejette la croyance à un dieu trinitaire, car ce dieu unique est plus proche de la raison et de la prime nature humaine ! Quant au fait que les sommets du triangle puissent être des divinités multiples, tout en étant un dieu unique, il y a là de quoi renverser les esprits rationnels.

J’ai ressenti chez les Pères de l’Église eux-mêmes la volonté d’insister dans le sens monothéiste, et de ne parler que brièvement de la Trinité, voire de la passer sous silence, — comme s’ils sentaient la contradiction inhérente à un tel dogme — ce qui constitue, à n’en point douter, une inclination vers l’Islam.

P.-S :

Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Humûm Dâ`iyah, édition Nahdat Misr, troisième édition, décembre 1998. par les frères du site islamophile.org

Notes :

[1] Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî fait allusion ici à l’Empire romain qui avait effectivement conquis et dominé les territoires mentionnés. NdT.

[2] Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî fait sans doute allusion ici à la Révolution arabe au cours de laquelle un certain nombre de chefs arabes se révoltèrent contre le pouvoir central ottoman, avec l’appui de la puissance britannique. NdT.

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 janvier 2007 2 09 01 2007 16:05

Les femmes sont-elles maudites ?

Question

Que la paix soit sur vous. Pourriez-vous, s’il vous plaît, me citer les 18 péchés pour lesquelles les femmes sont maudites ? Que Dieu vous en rétribue.

Réponse de Sheikh Ahmad Kutty

Votre question a des relents non-islamiques parce qu’elle n’est fondée sur aucun concept islamique authentique. Les enseignements islamiques concernant la nature des hommes et des femmes n’appuient pas de tels points de vue.

Tandis qu’on peut trouver ce genre de points de vue dans certaines sources ou Écritures judaïques et chrétiennes, leurs pendants n’existent pas dans les sources islamiques authentiques. Selon le consensus des musulmans, les sources authentiques des croyances et des pratiques religieuses islamiques sont exclusivement le Coran et la Sunnah. Comme de telles idées ne s’y trouvent point, nous pouvont être sûrs qu’elles proviennent de sources non-islamiques, probablement des israélismes c’est-à-dire des choses empruntées aux sources judéo-chrétiennes.

Nous lisons dans les sources juives :

« Il a condamné la femme à neuf malédictions et la mort : le fardeau du sang de la menstruation et du sang de la virginité ; le fardeau de la grossesse ; celui de l’accouchement ; celui d’élever les enfants ; sa tête est couverte comme quelqu’un en deuil ; elle perce son oreille comme une esclave ou une servante qui sert son maître ; son témoignage n’est pas admis ; et enfin elle meurt. » [1]

De même, nous lisons dans la Bible catholique : « Toute malice n’est rien près d’une malice de femme que le sort des pécheurs lui advienne ! [...] C’est par la femme que le péché a commencé et c’est à cause d’elle que tous nous mourons. » [2]

Le récit de la chute d’Adam est à l’origine de ces idées négatives sur les femmes ; en effet, selon la Genèse (2:4 à 3:24), la charge du péché originel incombe essentiellement à Ève qui dit-on tenta Adam afin qu’il mange du fruit interdit ; c’est pourquoi, on rapporte que Dieu aurait dit à Ève : « Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. » [3] On rapporte qu’il dit à Adam : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie » [4]

Contrairement à ce qui précède, Ève n’est aucunement stigmatisée dans le récit coranique relatant l’histoire d’Adam. Car au lieu de blâmer Ève, le Coran les blâme tous les deux. D’ailleurs, le Coran déclare en outre que Dieu pardonna à Adam et à Ève et les admit dans Sa grâce quand ils se repentirent et lui demandèrent pardon. Par conséquent, la question de la transmission du prétendu péché originel à la progéniture d’Adam ne se pose pas.

Ces idées négatives concernant la femme ne sont pas admises en islam, la preuve en est que :

  1. L’une des idées principales du Coran au sujet de la création des êtres humains consiste à affirmer que l’homme et la femme sont créés de la même âme et que ni l’un ni l’autre n’est supérieur à l’autre. Dieu dit : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse , et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes... » [5]

  2. Allâh rejette toute discrimination basée sur le genre entre les hommes et les femmes ; tous les deux sont récompensés ou punis pour leurs actions sur un même pied d’égalité ; les différences de genre n’ont rien à voir avec cela « Leur Seigneur a alors exaucé (leurs prières) (disant) : "En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres." » [6].

  3. Selon le Coran, Les hommes et les femmes, sont des partenaires et des compagnons égaux ; Dieu a confié à tous les deux la mission d’être Ses représentants sur terre. Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la prière, acquittent la zakât et obéissent à Allâh et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allâh fera miséricorde, car Allâh est Puissant et Sage. » [7]

  4. Le salut et la félicité finale est un don divin partagé par les hommes et les femmes en vertu de leur foi, de la Grâce divine et de leurs actes vertueux. Dieu dit : « Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allâh et invocatrices : Allâh a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. » [8]

En conclusion, la prétendue conception des malédictions des femmes n’a aucune base dans l’Islam ; nous devons donc la rejeter catégoriquement puisque c’est un emprunt étranger à l’islam. Nous devons affirmer sans équivoque et catégoriquement que tout musulman qui adhère à une telle fausse croyance transige avec les principes fondamentaux du Coran.

P.-S :

Traduit de l’anglais du site islamonline.net par les frères du site islamophile.org

Notes :

[1] Leonard J. Swidler, Women in Judaism : the Status of Women in Formative Judaism (Les femmes dans le judaïsme : le statut des femmes dans le judaïsme rabbinique), Metuchen, N. J. : Scarecrow Press, 1976, p. 115.

[2] L’Ecclésiastique, 25:19—24, d’après la Bible de Jérusalem. Ndlr.

[3] Genèse 3:16 ; traduction de Louis Segon. Ndlr.

[4] Genèse 3:17 ; traduction de Louis Segon. Ndlr.

[5] Sourate 4, An-Nisâ’, Les femmes, verset 1. Conférer également : sourate 6, Al-An`âm, Les bestiaux, verset 98 ; sourate 7, Al-A`râf, Les limbes, verset 189 ; sourate 39, Az-Zumar, Les groupes, verset 6.

[6] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 195. Conférer également : sourate 40, Ghâfir, Le Pardonneur, verset 40 ; sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 97 ; sourate 74, Al-Muddaththir, Le revêtu d’un manteau, verset 38 ; sourate 65, At-Talâq, Le divorce, verset 7 ; sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 286 ; sourate 4, An-Nisâ’, Les femmes, verset 111.

[7] Sourate 9, At-Tawbah, Le repentir, verset 71. Conférer également : sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 72.

[8] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 35.

Par Oussama - Publié dans : Femme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 janvier 2007 2 09 01 2007 16:01

Les composantes du Christianisme actuel sont apparues sur terre, loin de la révélation divine

 * Extrait du Livre " Chagrins d’un prédicateur "

Jamais au cours de l’histoire du monde, un Prophète envoyé par Dieu n’a affirmé qu’il y a trois dieux. Jamais au cours de l’histoire du monde, un Prophète envoyé par Dieu n’a prétendu qu’un tel a été tué pour porter les péchés du genre humain. Les Prophètes mentionnés dans l’Ancien Testament ont vécu et sont morts sans jamais avoir entendu quoi que ce soit au sujet de la Trinité ou de la Rédemption.

La vérité est que les composantes du croisisme, qui ont pris forme au cours des premiers siècles de l’ère grégorienne, sont apparues sur terre sans le moindre lien avec la révélation divine. Ni Adam, ni Noé, ni Abraham ne savent quelque chose de ces composantes, que l’ultime Prophète a d’ailleurs réfutées, en montrant qu’elles contredisent fondamentalement le message de Jésus — paix sur lui —.

Même s’il est le dépositaire de l’Évangile, Jésus ne fait pas exception aux Prophètes d’Israël dans sa politique générale : il est avant tout chargé d’appliquer la Thora, moyennant quelques assouplissements qui ne remettent pas en cause les fondements, dans le cadre délimité d’un peuple particulièrement rebelle. Il est chargé de guider ce peuple uniquement.

En étudiant les récits du Noble Coran, j’ai remarqué que, dans la plupart des sourates, le Coran se contente d’évoquer le premier ou le plus important des Prophètes israélites, à savoir Moïse, se passant grâce à lui de mentionner le reste des missions prophétiques judaïques. Ainsi, dans les sourates Les Limbes, Hûd, Les Poètes, La Lune, La Caverne, Le Voyage nocturne et Les Éparpilleurs, nulle part ne sont mentionnés Jésus et son peuple, au contraire de Noé et de son peuple ou de Hûd et de son peuple. Le Coran se contente en effet dans ces sourates d’évoquer les Enfants d’Israël de manière succincte ou détaillée.

Moïse a été mentionné près de cent trente fois dans le Coran, alors que Jésus a été mentionné de manière beaucoup plus sporadique. Il ne s’agit pas pour autant d’un rabaissement de son statut, car les deux hommes font partie de l’élite des Prophètes doués d’une détermination inébranlable. Mais ce qui a attiré mon attention, c’est que la communauté de Jésus a été intégrée dans l’entité israélite, car elle en fait véritablement partie. Ainsi, après avoir raconté l’histoire de Shu`ayb à Madyan, l’attention du Coran se porte sur l’histoire de Moïse et des pharaons, ou de Moïse et de son peuple de manière générale, après quoi, franchissant des générations d’hommes, le propos se tourne vers le message ultime. Et tout comme il ne s’arrête pas sur le nom de Jésus, le Coran ne s’arrête pas non plus sur le nom de l’Évangile, car en réalité, l’Évangile est une annexe de la Thora, dont il confirme les dogmes et les lois. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le Coran se contente du livre-source au détriment de l’annexe. C’est ce qu’on peut entrevoir dans le verset suivant qui rapporte les paroles des djinns : « Nous venons d’entendre un Livre qui a été révélé après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple ! Répondez au Prédicateur de Dieu et croyez en lui. » [1]

Le propos est clair quant à la mention du Coran après la Thora.

A un autre endroit, on peut lire le verset suivant : « Nous avons octroyé aux Enfants d’Israël le Livre, la Sagesse, la Prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses. » [2] Dans la foulée de ce propos, le Coran franchit les siècles pour déclarer : « Puis Nous t’avons mis sur la voie à suivre. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. » [3]

Cette idée est davantage mise en exergue lorsque le Coran parle avec force détails de la vie de Moïse pendant toute la première moitié de la sourate Le Récit. Après quoi, il conclut : « Nous avons octroyé à Moïse le Livre — après avoir fait périr les anciennes générations — en tant que preuve lumineuse pour les hommes, ainsi que guidée et miséricorde afin qu’ils se rappellent. » [4]

Les générations qui ont péri désignent entre autres le peuple de Noé, `Âd, Thamûd, le peuple de Loth et les habitants de Madyan. Dieu a alors choisi Son Prophète Moïse et a fait descendre sur lui la Thora qui contient guidée et lumière, afin que ses dépositaires respectent ce qui leur y est prescrit avec les égards dus et adorent leur Seigneur suivant ses indications.

Après ce clin d’œil historique, Dieu dit à Son Prophète Muhammad : « Tu n’étais pas sur le versant occidental du Sinaï, quand Nous avons décrété les commandements à Moïse et tu n’étais pas témoin. Mais Nous avons fait naître des générations dont l’âge s’est prolongé. » [5]

Les générations dont il est question sont celles qui ont hérité de la Thora mais qui ne l’ont pas appliquée comme il se doit. Leurs cœurs s’étaient en effet endurcis au fil du temps et leur détermination s’était effritée. La réforme du monde nécessitait donc une nouvelle mission prophétique et un Livre plus complet et plus profond. Dieu a alors choisi Muhammad pour rectifier le cours de l’humanité et pour ramener la religion dans le giron de ses fondements dont elle avait dévié. Le Très Haut dit : « Et tu n’étais pas sur le versant du Mont quand Nous avons appelé. Mais tu es venu en tant que miséricorde de ton Seigneur, pour avertir un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu, afin qu’ils se rappellent. » [6]

Il n’a nulle part été fait mention de l’Évangile ici. Car la source des lois est dans la Thora, non dans l’Évangile, et car Moïse est le Prophète en chef des Enfants d’Israël, l’homme qui a consenti les efforts les plus colossaux pour les sauver et les éduquer.

C’est ainsi que son Livre a gardé son statut de livre-phare jusqu’à l’avènement du Noble Coran, qui a alors supplanté aussi bien la Thora que l’Évangile, purifiant l’ensemble de la révélation des imperfections qui s’y sont infiltrées au cours de son long parcours.

L’histoire de Marie et de son fils Jésus — paix sur lui —, racontée par le Noble Coran de manière révisée et corrigée, reste circonscrite dans le cadre plus général du discours sur les Enfants d’Israël, sur leur propension à trahir les Alliances dont ils sont partie prenante, à pécher et à persister dans le péché, à faire montre d’ignorance et d’arrogance.

C’est dans ce cadre de blâme et de remontrances contre les Juifs et leurs infamies que le Noble Coran a consigné certains aspects de la vie de Jésus et de sa mère. Il réfute ainsi que la Vierge Marie soit une fornicatrice, niant violemment une telle idée. Il réfute que Jésus ait été crucifié par les Juifs, montrant qu’il s’agit là d’une rumeur ne bénéficiant d’aucun soupçon de vérité et que Dieu — Exalté soit-Il — l’a soustrait aux Juifs et aux Romains.

Sermonnant et blâmant les Juifs, le Très Haut dit : « Nous les avons maudits à cause de leur rupture de l’engagement, de leur incroyance aux révélations de Dieu, de leur meurtre injustifié des prophètes, et de leur parole : ’Nos cœurs sont imperméables.’ En réalité, c’est Dieu qui a scellé leurs cœurs à cause de leur incroyance, car ils ne croyaient que très peu. Et à cause de leur incroyance et de l’énorme calomnie qu’ils prononcèrent contre Marie. Et à cause de leur parole : ’Nous avons tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu...’ Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant ! » [7]

Voyez-vous comment le Coran a abordé le Christianisme et son Noble Prophète ? Le sujet a été abordé dans le cadre du discours sur les Enfants d’Israël et sur leurs infamies. Rien de semblable avec la manière dont le Noble Coran aborde l’histoire de `Âd par exemple, qui est présentée de manière indépendante, avec un début et une fin aux contours bien déterminés.

Cette explication décisive de la mort de Jésus, après que les Juifs ont prétendu l’avoir tué, est similaire à la manière dont le Coran traite de la vie de Jésus et de la manière dont il est venu au monde.

Jésus a demandé aux Juifs de le croire, ainsi qu’au Dieu qui l’a envoyé, et d’adorer le Créateur Suprême comme il se doit : « Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » [8]

Mais les Juifs se sont retournés contre lui, et se sont refusés à le suivre, affichant clairement leur indisposition à croire en lui ni en Celui Qui l’a envoyé : « Et ils se mirent à comploter. Mais Dieu a comploté contre eux. Dieu est le meilleur des comploteurs. » [9]

C’est dans ce milieu que les Apôtres se manifestèrent, donnant foi et accordant leur soutien au Messager honni de son peuple. Ils dirent : « Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et nous avons suivi le Messager. Inscris-nous donc parmi les Témoins. » [10]

Les Apôtres ont cru en Dieu et en Jésus qui a été envoyé pour prêcher l’adoration du Dieu unique et pour sermonner les Juifs pour leurs actes. Le fait que Jésus n’a pas de père signifie-t-il qu’il est un dieu ? Si c’était le cas, alors Adam serait plus digne d’acquérir un statut divin car il n’a ni père ni mère.

« Pour Dieu, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis Il lui dit ’Sois !’, et il fut. » [11]

Tel est le Christianisme authentique ! Telle est son étendue spirituelle et législative ! Tel est le statut du Prophète qui en a été l’initiateur et qui en a apporté le Livre. Le Christianisme est une religion limitée dans le temps et dans l’espace, concordant avec ce qui la précède et préparant le terrain à ce qui va la suivre.

P.-S :

Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Humûm Dâ`iyah, éditions Nahdat Misr, troisième édition, décembre 1998, par les frres du site islamophile.org

Notes :

[1] Sourate 46, Al-Ahqâf, versets 30 et 31.

[2] Sourate 45, Al-Jâthiyah, L’Agenouillée, verset 16.

[3] Sourate 45, Al-Jâthiyah, L’Agenouillée, verset 18.

[4] Sourate 28, Al-Qasas, Le Récit, verset 43.

[5] Sourate 28, Al-Qasas, Le Récit, versets 44 et 45.

[6] Sourate 28, Al-Qasas, Le Récit, verset 46.

[7] Sourate 4, An-Nisâ’, Les Femmes, versets 155 à 157.

[8] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 51.

[9] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 54.

[10] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 53.

[11] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 59.

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 16:08
Par Oussama - Publié dans : Vidéos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 15:55

 

Par Oussama - Publié dans : Vidéos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 15:45

La lecture du coran

Le Coran est la parole éternelle et incréée de Dieu. Il est la Parole de Dieu adressée à la création. L’Imâm Ahmad Ibn Hambal dit : "Lorsque je veux parler à mon Seigneur, j’y parviens, et lorsque je veux qu’Il me parle, j’y parviens aussi." On s’enquit : "Comment cela ?" Il répondit : "Lorsque je veux que mon Seigneur me parle, je lis le Coran, et lorsque je veux Lui parler, je m’engage dans la prière, car ce n’est autre qu’un entretien intime avec Allâh."

La lecture du Coran est une pratique cultuelle instituée par l’islam. S’y adonner fréquemment est recommandé, afin que le musulman ait un coeur vivant et éclairé par ce qu’il lit dans le Livre de Dieu. Al-Bukhârî et Muslim rapportent qu’Ibn `Umar dit : "Le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : ’L’envie n’est légitime que vis-à-vis de deux personnes : un homme à qui Allâh accorde une fortune qu’il dépense dans le bien jour et nuit et un homme à qui Allâh a donné le Coran si bien qu’il le récite dans sa prière jour et nuit.’"

La lecture du Coran avec une bonne disposition et une intention pure est un acte de culte pour lequel le musulman reçoit une rétribution. At-Tirmidhî rapporte d’après Ibn Mas`ûd que le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Celui qui lit une lettre du Livre d’Allâh reçoit une bonne action, et chaque bonne action est décuplée." Muslim rapporte également d’après Abû Umâmah que le Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Lisez le Coran car il intercède en faveur de ses lecteurs le jour de la résurrection." L’Envoyé d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - nous a mis en garde contre l’abandon du Coran et son oubli disant d’après les narrations d’Al-Bukhârî et Muslim : "Attachez-vous à l’étude du Coran car, par Celui Qui détient l’âme de Muhammad dans Sa Main, il s’échappe bien plus facilement que les chameaux attachés."

Bienséance de la lecture du Coran[1]

Il est recommandé au lecteur du Coran de le lire soigneusement en donnant à chaque lettre sa mesure exacte en termes de diction conformément à la parole du Très-Haut : "Et récite le Coran, lentement et clairement." [2] Le musulman ne doit pas appréhender la lecture du Coran ni craindre de se tromper en récitant. Au contraire, il doit prolonger sa compagnie avec le Coran pour atteindre un bon niveau de récitation par la répétition et la pratique. Le Très-Haut dit : "En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour méditer ?" [3]

Il serait appréciable également que tu connaisses, ô croyant, quelques règles de tajwîd [4] ou que tu t’entraînes à lire le Coran en présence d’un mémorisateur ou d’un maître-récitateur afin qu’il t’indique la manière de le restituer correctement.

Parmi les règles de bienséance de la lecture du Coran, il y a le fait que le lecteur ait ses ablutions [5] et qu’il inaugure sa récitation par la formule : "A`ûdhu billâhi min ash-shaytânir-rajîmi bismillâhir-rahmânir-rahîm" [6]. Il faut également qu’il médite ce qu’il lit, qu’il lise avec componction, calme et douceur et qu’il soit sensible aux versets du Coran tant dans leurs promesses que dans leurs menaces. Parmi les règles de bienséance, il y a également l’effort d’embellir sa voix en récitant le Coran car cela affecte davantage l’esprit et porte au recueillement et à la componction. Ibn Hibbân et d’autres rapportent que l’Envoyé d’Allâh - paix et bénédictions sur lui - dit : "Embellissez le Coran par votre voix." Al-Bukhârî et Muslim rapportent que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dit : "Allâh n’a guère écouté quelqu’un comme Il a écouté un prophète doté d’une belle voix récitant le Coran à voix haute."

P.-S :

Traduit de l’arabe du livre de Dr `Abd Allâh Shihâtah, `Ulûm Ad-Dîn Al-Islâmî (Les Sciences islamiques), éditions Al-Hay’at Al-`Âmmat Al-Misriyyah Lil-Kitâb, 3ème édition, 1998. ISBN 977-01-5786-4. par les frères du site islamophile.org

Notes :

[1] Le mot tilâwah désigne la lecture rituelle du Coran. Ce terme est fréquemment traduit par récitation et comporte outre ces deux dimensions l’idée de psalmodie.

[2] Sourate 73, Al-Muzzammil, L’Enveloppé, verset 4.

[3] Sourate 54, Al-Qamar, la Lune, verset 17.

[4] On traduit parfois le terme tajwîd par psalmodie. Il s’agit de l’art de la récitation du Coran avec une belle voix et en respectant les règles de diction coranique.

[5] Al-wudû’, les ablutions mineures faites notamment avant la prière.

[6] Je cherche refuge auprès de Dieu du Diable lapidé. Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux.

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 15:11

Le libre arbitre chez l’Homme et l’animal *

* extrait du livre  "Défense du dogme et de la loi de l’Islam contre les atteintes des orientalistes" , section : " Développement dogmatique "

Le Professeur Abû Al-Hasan An-Nadwî poursuit : « L’être humain incline par nature à la thèse du libre arbitre. Il conscientise parfaitement cette idée et l’applique dans sa vie quotidienne. Par ses actions et son comportement, il entérine ce libre arbitre et rejette la prédestination. Ainsi ne sanctionne-t-il pas les choses inanimées et ne se met-il pas en colère contre les pierres, le bois, l’eau, le feu, le vent, aussi grands soient les dommages et les souffrances que ceux-ci peuvent lui infliger. Nous posons la question suivante : Si une branche tombe sur ta maison, qu’elle te cause de graves blessures et beaucoup de douleur, iras-tu t’emporter de colère contre cette branche ? Et si tu la réprimandes, et que tu lui demandes pourquoi elle t’a brisé le bras ou pourquoi elle t’a blessé à la tête, seras-tu un homme raisonnable ?

De même, si un déluge ou des inondations arrivent chez toi, qu’ils emportent tout tes biens et tout ton mobilier, ou bien si le vent se déchaîne et qu’il t’arrache ta coiffe, iras-tu te mettre en colère contre l’eau ou le vent, en les réprimandant ou en les châtiant ?

En revanche, si un être humain t’humilie ou bafoue ta dignité, tu te révolteras certainement contre lui et tu lui administreras une terrible correction. Cela indique alors que tu sais faire la différence entre ce qui dispose d’une volonté libre et ce qui est prédestiné. Tu crois au fond de toi-même que l’être humain dipose d’un libre arbitre et d’une volonté. Et c’est en conséquence de cela que tu lui demandes des comptes, que tu le réprimandes, que tu le punis, que tu te plains de lui, que tu lui adresses des reproches et que tu n’acceptes pas ses excuses. Car tu penses qu’il est libre, et non pas prédestiné.

Jalâl Ad-Dîn Ar-Rûmî ne s’arrête pas ici. Il va encore plus loin en affirmant que même l’animal est conscient de cette réalité et qu’il sait faire, le plus naturellement du monde, la distinction entre ce qui dispose ou non d’une volonté libre. Si tu frappes un chien avec une pierre, le chien t’attaquera et voudra te mordre toi : il ne se dirigera pas vers la pierre pour s’en venger. De même, si le chamelier frappe son chameau, celui-ci se déchaînera non pas contre le bâton qui l’a frappé mais bel et bien contre son maître qui abuse de lui. Honte à toi, Homme raisonnable, si tu ne parviens à saisir et à comprendre cette vérité. »

 

Il dit enfin : « L’être humain n’ignore pas cette vérité. Mais il feint de l’ignorer en fonction de ses intérêts, de ses passions et de ses instincts, comme le jeûneur qui, convaincu que l’aube a fait son apparition, tourne sa tête de la lumière vers l’obscurité, s’enferme chez lui, et continue à boire et à manger. »

P.-S :

Traduit de l’arabe aux éditions Nahdat Misr, cinquième édition, 1988 par les frères du site islamophile.org 
 
Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007 4 04 01 2007 15:08

Pas de différence entre l’Islam de la Mecque et celui de Médine

Nous nous gaussons bien des orientalistes — et en premier lieu de Goldziher — lorsqu’ils estiment que Muhammad a tiré ses connaissances du divin et ses principes législatifs d’un prêtre ou d’un devin.

Cette opinion revient — à notre avis — à accuser Ahmad Shawqî d’avoir volé ses idées à Bayram At-Tûnisî ou à Salâh Jâhîn [1] qui écrivaient en égyptien dialectal les paroles de ces chansons frivoles que certaines personnes apprécient.

Les princes de la poésie ne volent pas leurs idées à des poètes populaires. Et si Muhammad, qui a présenté au monde la foi et la loi les plus pures qui soient, dans un style des plus distingués et avec des preuves des plus convaincantes, avait apporté cette religion de sa part à lui et non de la part de Dieu, cela signifierait que les hommes sont plus aptes que le Seigneur des hommes à fabriquer des religions. Sinon, comment comprendre que le Coran soit œuvre humaine si les Ancien et Nouveau Testaments sont œuvre divine ? !

Par ailleurs, comment les orientalistes résolvent-ils les contradictions inhérentes à leur discours, eux dont l’attention n’est attirée que par le fait que le Seigneur des Musulmans est un Etre impitoyable, désirant avoir des adorateurs humiliés ? !

Est-ce là le défaut qu’ils ont relevé dans le dogme de l’Unité, et auquel échappe le dogme de la Trinité ? ! Est-ce là le défaut qu’ils ont relevé dans le principe stipulant que « l’homme n’obtient que le fruit de ses efforts » et qu’ils n’ont pas relevé dans le principe du : « Pèche, confesse-toi devant le curé et sois assuré que le sang du Christ te garantit le pardon » ? !

Ils inventent une paille dans l’œil d’autrui, la grossissent, et ne voient pas la poutre qui les aveugle !

Parmi ces prétentions, il y a aussi ce jugement selon lequel la prédication islamique ne prêche pas d’idées neuves (page 3).

Ou encore que : Les révélations que Muhammed avait divulguées sur le sol mekkois n’annonçaient pas encore une nouvelle religion. On cultivait en petit comité des dispositions religieuses, et l’on nourrissait, d’une façon encore très vague, une conception théocratique du monde [...]. (page 7)

Et enfin que : C’est seulement à Médine que l’Islâm prend le caractère d’une institution [...]. (page 7)

Ce discours est une ignorance et une confusion, car les gens de la Mecque, qui connaissaient très bien le Christianisme, dirent lorsqu’ils entendirent la prédication de l’Islam : « Nous n’avons pas entendu cela dans la dernière religion. » [2]

Autrement dit, ce qui leur a frappé les oreilles était inédit, inconnu des religions idolâtres et scripturaires falsifiées, ce qui est vrai.

Le monothéisme absolu, récusant toute filiation à Dieu, refusant toute égalité entre Dieu et une créature, était en effet une chose nouvelle et originale qui fit prononcer aux langues cet étonnement : « ‹Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante›. Et leurs notables partirent en disant : ‹Allez-vous en, et restez constants à vos dieux : c’est là vraiment une chose souhaitable.› » [3]

Est-ce donc à dire que la prédication islamique ne prêchait pas d’idées neuves ? ! Si le Coran, révélé à la Mecque, n’était pas une nouvelle religion, que serait-il alors ? !

La révélation mecquoise a réuni toutes les bonnes manières, toutes les recommandations, tous les hauts principes moraux répartis dans les Ancien et Nouveau Testaments. Elle a rajouté à tout cela de nouvelles bonnes manières, de nouvelles recommandations, de nouveaux principes moraux dont le monde a eu besoin pour parfaire sa nature originelle et préserver son existence, tout cela sans compter les dogmes qu’elle a rectifiés et les lois qu’elle a prescrites et qui étaient inconnues des anciennes religions.

Comment donc le Coran mecquois peut-il être considéré comme des dispositions religieuses et non comme une nouvelle religion ? !

La sourate 6, les Bestiaux, ou la sourate 17, le Voyage nocturne, à elles seules — alors qu’elles sont des sourates mecquoises — contiennent, en terme de vérités religieuses, ce qui surpasse et de loin tous les Evangiles réunis.

Si l’Islam, à la Mecque, n’est pas une religion, alors ni le Judaïsme ni le Christianisme ne sont des religions.

L’Islam de la Mecque est l’Islam de Médine.

Sourate 37, les Rangés : « Votre Dieu est en vérité Unique. » [4]

Sourate 2, la Vache : « Et votre Dieu est un Dieu Unique. » [5]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Sourate 10, Jonas :

« En vérité, dans l’alternance de la nuit et du jour, et aussi dans tout ce que Dieu a créé dans les cieux et la terre, il y a des signes, certes, pour des gens qui craignent Dieu. » [6]

Sourate 3, la Famille d’Amram :

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence. » [7]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Sourate 31, Luqmân : « Voici les versets du Livre plein de sagesse. C’est un guide et une miséricorde aux bienfaisants, qui accomplissent la prière, qui s’acquittent de l’aumône purificatrice et qui croient avec certitude en l’au-delà. » [8]

Sourate 2, la Vache : « C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute. C’est un guide pour les pieux qui croient à l’Invisible, qui accomplissent la prière et qui dépensent en charité de ce que Nous leur avons attribué. » [9]

La première sourate est mecquoise, la seconde médinoise.

Les significations et les objectifs sont les mêmes entre la Mecque et Médine, car tous viennent de la part de Dieu. Le Dieu qui a fait descendre le Coran ici et là est Un. Et l’homme qui l’a reçu dans les deux cités est le même.

Les fondements posés lors de la première période allaient servir de support pour les révélations de la seconde période. Les différents versets s’entérinaient les uns les autres, préparaient la voie les uns aux autres et se rejoignaient les uns les autres.

Aucun dogme, aucune valeur morale, aucun licite, aucun illicite, n’ont été posés à la Mecque pour ensuite être abrogés à Médine.

Même le Jihâd a commencé à la Mecque par une guerre des mots, par une lutte de principes, par des menaces constamment répétées par la révélation mecquoise, comme par exemple : « Mais non ! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet, le toupet d’un menteur, d’un pécheur. » [10]

Ou encore : « Et laisse-Moi avec ceux qui crient au mensonge et qui vivent dans l’aisance ; et accorde-leur un court répit. » [11]

Ou encore : « Ils se servent d’une ruse, et Moi aussi Je me sers de Ma Ruse. Accorde donc un délai aux infidèles : accorde-leur un court délai. » [12]

Cette guerre a ensuite évolué pour devenir une injustice des puissants idolâtres qui spoliaient les biens des Musulmans, les privaient de leur liberté et violaient leur sang et leur honneur. Avec l’Hégire, la guerre est entrée dans une nouvelle étape, après que les Musulmans ont pu constitué une armée capable de rendre à chaque gifle sa pareille.

Où est donc la différence entre l’Islam de la Mecque et celui de Médine comme le prétend cet esprit malade ? Écoutons-le donc dire :

« La période médinoise apporte un changement essentiel jusque dans l’idée que se fait Muhammed de son propre caractère. A la Mekke, il se sentait un prophète, continuant par sa mission la ligne des envoyés bibliques, destiné comme eux à avertir ses semblables et à les sauver de leur perdition. A Médine, les circonstances extérieures étant changées, ses desseins prennent aussi une autre direction. Dans ce milieu différent de celui de la Mekke, d’autres aspects de sa vocation prophétique passent au premier plan. » (page 8)

Un changement essentiel dans les desseins de la prophétie, dû à un changement de l’environnement ? ! Ma foi, c’est là l’inanité personnifiée.

L’Islam a fini d’être construit à Médine après que ses assises ont été posées et après que ses traits de caractère ont été identifiés à la Mecque, comme nous l’avons vu. Aucun dessein ni aucune direction n’ont été modifiés.

Examinons l’argument avancé par notre homme pour justifier ses propos.

Il dit au sujet du Messager, après que celui-ci a rejoint Médine :

« Il veut désormais être le restaurateur de la religion d’Abraham, corrompue et altérée. Sa prédication est entremêlée de traditions relatives à Abraham [...]. » (page 8)

Autrement dit, lors de la période médinoise, le Messager a commencé à parler de la religion d’Abraham et à revivifier ses traditions.

A la Mecque en revanche, il n’y avait rien de tout cela.

Cela est un mensonge, car le Coran mecquois contient les versets suivants :

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : ‹Établissez la religion, et n’en faites pas un sujet de division›. » [13]

Et aussi : « Il ne t’est dit que ce qui a été dit aux Messagers avant toi. » [14]

Et aussi, à propos du Coran lui-même : « Et ceci était déjà mentionné dans les Ecrits des anciens. » [15]

Quelle différence entre le Coran mecquois et le verset suivant : « Dites : ‹Nous croyons en Dieu et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux.› » [16]

Et ce verset est médinois.

Goldziher dit au sujet de la fonction du Messager à Médine :

« Il veut donc rétablir le dîn du Dieu unique selon Abraham, de même que, d’une façon générale, il est venu pour confirmer (musaddiq) ce que Dieu avait révélé antérieurement. »

Le Messager aurait-il fait autre chose à la Mecque ?

Muhammad récitait, à la Mecque, les versets suivants de la sourate 87, le Très Haut :

« Réussit, certes, celui qui se purifie, et se rappelle le nom de son Seigneur, puis accomplit la prière. Mais, vous préférez plutôt la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable. Ceci se trouve, certes, dans les Parchemins anciens, les Parchemins d’Abraham et de Moïse. » [17]

Un orientaliste vient ensuite à la fin des temps nous dire que Muhammad n’a prêché la religion d’Abraham qu’à Médine après avoir modifié ses positions adoptées à la Mecque ! !

Cet orientaliste prétend en outre avec la même stupidité que Muhammad a mentionné — par une suggestion des gens du Livre convertis à sa religion — que la Thora et l’Evangile sont falsifiés. Ainsi donc, c’est la suggestion des gens du Livre qui le flagornaient qui est la cause de l’accusation de ces Livres.

Quant à la divergence essentielle entre les fondements du dogme, la prolixité du Coran dans l’affirmation de l’Unicité absolue, la réhabilitation des Prophètes par rapport à ce qui leur a été attribué, contrairement à ce que rapportent l’Ancien et le Nouveau Testaments à leur sujet, tout cela n’implique nullement que les Livres antérieurs utilisés par leurs adeptes sont falsifiés !

Comme si Muhammad aurait accepté le contenu de ces Livres, si les Juifs et les Chrétiens convertis ne l’avaient pas exhorté à les dénoncer... !

Voilà une bien étrange inanité.

P.-S :

Traduit de l’arabe aux éditions Nahdat Misr, cinquième édition, 1988 par les frères du site islamophile.org

Notes :

[1] Ahmad Shawqî, couramment qualifié de Prince des Poètes est l’un des plus grands poètes arabes musulmans du siècle dernier. Bayram At-Tûnisî et Salâh Jâhîn écrivaient des paroles de chansons. NdT

[2] Sourate 38 intitulée Sâd, verset 7.

[3] Sourate 38 intitulée Sâd, versets 5 et 6.

[4] Sourate 37 intitulée les Rangés, As-Sâffât, verset 4.

[5] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 163.

[6] Sourate 10 intitulée Jonas, Yûnus, verset 6.

[7] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, Âl `Imrân, verset 190.

[8] Sourate 31 intitulée Luqmân, versets 2 à 4.

[9] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, versets 2 et 3.

[10] Sourate 96 intitulée l’Adhérence, Al-`Alaq, versets 15 et 16.

[11] Sourate 73 intitulée l’Enveloppé, Al-Muzzammil, verset 11.

[12] Sourate 86 intitulée l’Astre nocturne, At-Târiq, versets 15 à 17.

[13] Sourate 42 intitulée la Consultation, Ash-Shûrâ, verset 13.

[14] Sourate 41 intitulée Fussilat, verset 43.

[15] Sourate 26 intitulée les Poètes, Ash-Shu`arâ’, verset 196.

[16] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 136.

[17] Sourate 87 intitulée le Très Haut, Al-A`lâ, versets 14 à 19.

Par Oussama - Publié dans : ARTICLES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus